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Réflexion Revenu de Base

la liberté de décider

Depuis quelques années que je connais le Revenu de Base, je regarde d’un autre œil toutes les propositions et débats qui concernent, de près ou de loin, le travail :

    • travail le dimanche
    • pénalisation des clients des prostituées
    • passage à 30 h de travail hebdomadaire (ou retour à 39 h)
    • retraite à 60, 65 ans… et pénibilité au travail
    • suppression du CDD et contrat unique
    • licence globale (pour le financement des artistes)

De même pour les mouvements sociaux : employés de la SNCF, intermittent du spectacle…

Tout ces débats et ces réflexions ont leur raison d’être. Elles se nourrissent des vrais problèmes de notre société avec les propositions pour les corriger, ou en diminuer les défaut.

Imaginons maintenant une société où tout le monde a le droit à un revenu de base sans condition aucune. Que deviennent ces discussions et réflexions autour du travail ?

Avec un Revenu de Base, j’ai le choix de travailler le dimanche ou non et de me prostituer ou non. En fait j’ai même le choix de la durée de mon travail et j’ai même le choix de travailler plus ou moins avec des degrés de pénibilité différents en fonction des âges de la vie.

Par exemple : faire des études longues puis un travail très physique, pour ensuite ralentir et s’occuper des enfants, au fur et à mesure que ceux-ci grandissent et s’autonomisent reprendre une activité intense puis, quand l’énergie baisse avec l’âge, ralentir progressivement… et d’autres personnes préféreront autre chose.

Ces débats sur le travail ressemblent à un gag dans une société qui dispose d’un revenu de base.

En fait, dans notre société, tout est fait pour que ce soit une minorité (les 925 membres du parlement) qui décident comment devront travailler et agir la grande majorité de la population.

Tandis qu’avec un Revenu de Base, c’est à chacun de décider s’il veut travailler le dimanche, prendre sa retraite à 70 ou 33 ans ou encore travailler 70 h ou 4 h par semaine.

En fait le Revenu de Base agit comme un bulletin de vote, un billet qui vous donne la liberté de choisir votre vie.

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Réflexion Revenu de Base Technologie

Le grand méchant Amazon — ou comment créer un monde meilleur?

Ce titre devrait plaire à plus d’un, tant il est vrai que cette entreprise et sa manière de faire du business déclenchent les passions. Mais que lui reproche-t-on vraiment ? Et comment peut-on s’en sortir ?

CC BY Carl Malamud public.resource.org

Je passe sous silence certains problèmes entendus qui sont très spécifiques à certaine personne ou au e-commerce : besoins de toucher, de feuilleter, de voir… ou encore problème lors de la distribution (avec la poste)… Cela est très marginale, ça existera toujours et ne gêne absolument pas le mastodonte dans son business.

La mort des libraires
— et autres petits commerces

Le premier reproche que l’on fait à Amazon est de tuer les petits commerces. En fait Amazon est juste plus efficace que ses concurrents, comme l’était la Fnac… et cela n’a rien de malhonnête. Le problème est bien plus simple que cela et c’est le fonctionnement de notre société qui est à remettre en cause : l’argent — qui a pris une place centrale à notre époque — oblige les magasins à faire le plus possible de vente et le moins possible d’autre chose. La petite librairie de quartier où le libraire donnait des conseils n’est simplement par rentable.

Pire que ça, la réglementation française sur le prix unique du livre permet aux grosses enseignes de se faire une marge globale plus importante car elles rationalisent leurs frais.

Bonne nouvelle : il y a une solution à ce problème.

La robotique

En utilisant massivement des robots dans ses hangars pour rassembler, trouver et acheminer les livres, l’entreprise gagne de l’argent là où tout doit se faire à la main dans une librairie à taille humaine… avec un coût de main- d’œuvre plus élevé.

Là encore ce n’est pas vraiment un problème de la société qui vend tout de A à Z (regarder bien le logo). Mais c’est notre société actuelle qui fonctionne comme ça.

Bonne nouvelle : il y a une solution à ce problème.

L’exploitation humaine

Un certain nombre d’enquêtes ont permis d’établir les conditions d’esclavage auxquelles sont soumis les employés de la marque au sourire (oui toujours le logo) : «la peur organisée», «conditions de travail dignes du XIXe siècle»…

Curieusement, les solutions habituelles ne fonctionnent pas : grève, lois sociales, taxes… pourquoi ? Dans un contexte mondialisé, il est toujours possible d’aller voir ailleurs, dans le pays d’à côté.

Bonne nouvelle : il y a une solution à ce problème.

La solution

Alors je ne vais pas vous raconter une histoire comme sait si bien le conter ploum, mais je vais vous donner ma vision du changement de paradigme qu’il nous faut opérer pour résoudre ces problèmes de société. Il est d’ailleurs étonnant qu’en prenant l’exemple d’une seule société on capitalise autant de problèmes différents qui ont pour solution un rêve :

Je rêve d’un monde dans lequel un employé pourrait quitter son employeur si les conditions de travail ne sont pas correctes… sans pour autant mourir de faim, se retrouver sans toit ou sans vêtements.

Je rêve d’un monde où la robotisation nous délivrerait du travail pénible sans pour autant nous priver des revenus traditionnellement liés à ce travail.

Je rêve d’un monde où le coût de la main d’œuvre humaine soit faible et permette à chacun de travailler, non pas pour «faire de l’argent», mais à être utile à la société, pourquoi pas en conseillant des livres, en les contant, en organisant des discussions, club de lecture et autres lieux de rencontres humaines entre les lecteurs et les auteurs.

Ce rêve pourrait voir le jour avec un revenu de base.

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Réflexion Technologie

Le télétravail : travailler à distance de n’importe où

Ce titre curieux cache une double réalité : officiellement, je n’ai jamais été un télétravailleur, cependant dans la pratique j’ai toujours travaillé et collaboré avec des personnes à distance.

Pour moi le télétravail, ce n’est pas rester chez soi, c’est travailler à distance, c’est travailler de n’importe où avec des personnes qui sont ailleurs.

Dans la première société où j’ai travaillé, il y avait une personne dont le lourd handicap rendait le télétravail quasiment incontournable. Mais curieusement, c’était surtout la distance avec les clients que je devais gérer au quotidien, ceux-ci étant suffisamment distants pour que je ne les rencontre qu’une ou deux fois par an. Je ne peux pas dire que j’ai alors développé beaucoup de technique de cette période si ce n’est que le téléphone fonctionnait bien, et ça fonctionnait grâce à des échanges courts et fréquents, de l’agilité en quelque sorte. Nous pouvions d’ailleurs communiquer plus fréquemment parce que nous étions à distance et que nous n’avions pas à attendre une éventuelle réunion hebdomadaire.

Dans la seconde entreprise, je me suis retrouvé à avoir très peu de contacts avec les clients (j’ai laissé tomber la gestion de projets pour me consacrer à la réalisation) mais à travailler avec plus de collaborateurs distants : un confrère développeur, un infographiste et plus tard des chefs de projets. La distance à été très vite comblée par tous les outils gratuits de communication dont nous disposons :  msn, gtalk, skype, google doc… sans oublier le téléphone et les outils inhérents aux développeurs : subversion, SSH… et Git.

Avec le recul, je me rends compte que nous n’avons pas fait beaucoup d’efforts pour que ça marche : c’était naturel. Peut-être cette facilité est induite par une grande aisance avec l’informatique.

Avec le temps j’ai pu constater que le chat est un outil de communication très efficace, discret à tel point que je préfère l’utiliser avec les personnes dans la même pièce que moi afin de ne pas déranger ni déconcentrer tout l’open space. C’est aussi moins intrusif et il m’arrive souvent de ne pas lire tout de suite les conversations mais de finir avant ma ligne de code, ce qui est difficilement réalisable avec le téléphone.

Cette organisation a été complètement improvisée, ce qui nous a permis de tester plein de choses avant de les abandonner. Cela a aussi l’inconvénient d’avoir était mal vécu par d’autres personnes de la société, moins à l’aise avec les outils ou ayant des à priori sur le télétravail.

Au final, j’en suis sûr, le télétravail, ça marche.

      En me rendant au télétravail, je me suis fait télé-pincer pour excès de vitesse sur l'autoroute de l'information ... et ça m'a coûté une sacrée télé-prune ! Philippe Geluck

Prendre de la distance

À force de chercher un appartement à Nice, j’ai fini par abandonner l’open space, quitter l’entreprise, pour pouvoir travailler d’ailleurs… avec des préférences certaines : là où l’immobilier est moins cher, à la campagne sans pour autant avoir des trajets coûteux et polluants. Certes, tout ne s’est pas passé comme prévu, mais en supprimant cette contrainte qui me retenait à Nice, je peux voir plus loin.

Maintenant je suis donc sans emploi, et aussitôt auto-employé, auto-entrepreneur… freelance dirons certains.

Je préfère dire que je fais des sites web, tout simplement.