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Le télétravail : travailler à distance de n’importe où

Ce titre curieux cache une double réalité : officiellement, je n’ai jamais été un télétravailleur, cependant dans la pratique j’ai toujours travaillé et collaboré avec des personnes à distance.

Pour moi le télétravail, ce n’est pas rester chez soi, c’est travailler à distance, c’est travailler de n’importe où avec des personnes qui sont ailleurs.

Dans la première société où j’ai travaillé, il y avait une personne dont le lourd handicap rendait le télétravail quasiment incontournable. Mais curieusement, c’était surtout la distance avec les clients que je devais gérer au quotidien, ceux-ci étant suffisamment distants pour que je ne les rencontre qu’une ou deux fois par an. Je ne peux pas dire que j’ai alors développé beaucoup de technique de cette période si ce n’est que le téléphone fonctionnait bien, et ça fonctionnait grâce à des échanges courts et fréquents, de l’agilité en quelque sorte. Nous pouvions d’ailleurs communiquer plus fréquemment parce que nous étions à distance et que nous n’avions pas à attendre une éventuelle réunion hebdomadaire.

Dans la seconde entreprise, je me suis retrouvé à avoir très peu de contacts avec les clients (j’ai laissé tomber la gestion de projets pour me consacrer à la réalisation) mais à travailler avec plus de collaborateurs distants : un confrère développeur, un infographiste et plus tard des chefs de projets. La distance à été très vite comblée par tous les outils gratuits de communication dont nous disposons :  msn, gtalk, skype, google doc… sans oublier le téléphone et les outils inhérents aux développeurs : subversion, SSH… et Git.

Avec le recul, je me rends compte que nous n’avons pas fait beaucoup d’efforts pour que ça marche : c’était naturel. Peut-être cette facilité est induite par une grande aisance avec l’informatique.

Avec le temps j’ai pu constater que le chat est un outil de communication très efficace, discret à tel point que je préfère l’utiliser avec les personnes dans la même pièce que moi afin de ne pas déranger ni déconcentrer tout l’open space. C’est aussi moins intrusif et il m’arrive souvent de ne pas lire tout de suite les conversations mais de finir avant ma ligne de code, ce qui est difficilement réalisable avec le téléphone.

Cette organisation a été complètement improvisée, ce qui nous a permis de tester plein de choses avant de les abandonner. Cela a aussi l’inconvénient d’avoir était mal vécu par d’autres personnes de la société, moins à l’aise avec les outils ou ayant des à priori sur le télétravail.

Au final, j’en suis sûr, le télétravail, ça marche.

      En me rendant au télétravail, je me suis fait télé-pincer pour excès de vitesse sur l'autoroute de l'information ... et ça m'a coûté une sacrée télé-prune ! Philippe Geluck

Prendre de la distance

À force de chercher un appartement à Nice, j’ai fini par abandonner l’open space, quitter l’entreprise, pour pouvoir travailler d’ailleurs… avec des préférences certaines : là où l’immobilier est moins cher, à la campagne sans pour autant avoir des trajets coûteux et polluants. Certes, tout ne s’est pas passé comme prévu, mais en supprimant cette contrainte qui me retenait à Nice, je peux voir plus loin.

Maintenant je suis donc sans emploi, et aussitôt auto-employé, auto-entrepreneur… freelance dirons certains.

Je préfère dire que je fais des sites web, tout simplement.

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Internet est-il révolutionaire ?

L’histoire nous montre que certaines évolutions techniques ont radicalement changé les habitudes. Petit rappel :

Des Révolutions et des Techniques

l’alphabet et les scribes égyptiens

L’écriture n’est alors pas récente, mais elle est réservée, de part sa complexité, à une élite : les scribes. La société entière est dépendante de ceux-ci (comptabilité, histoire, science, propriété… ) et ils ont alors un pouvoir prédominant.

On est dans un système de communication où seul quelques uns peuvent communiquer.

Et puis un jour, les grecs ont créé un alpha-b simple, pouvant être appris par tous, permettant à tous de lire et d’écrire. Les grecs, forts de leur nouvel outils ont envahi une bonne partie du monde connu et ont écrasé les égyptiens. On retiendra surtout des progrès incontestables en matière de démocratie.

Cet outil (l’écriture) a des limites de diffusion : peu de gens étaient en fait informés et donc n’avaient de raison de s’exprimer. Expressions qui n’aurait d’ailleurs pas atteint  grand monde.

On est dans un système de communication, où tout le monde peut communiquer avec tout le monde mais avec une personne à la fois.

l’imprimerie de Gutenberg, la radio et la télévision

Et puis un jour, on améliore le système d’écriture – en mettant du plomb dans les imprimeries – permettant ainsi de multiplier des copies à l’infinie et donc de communiquer à plus de personnes d’un coup. La radio et la télévision ne sont que des déclinaisons de ce principe. Cela a généré la Réforme, la Révolution française, l’indépendance des États Unis… et probablement d’autres conflits, mais retenons surtout les progrès incontestables en matière de démocratie.

On est alors dans un système de communication où quelques personnes peuvent communiquer à sens unique vers beaucoup de personnes : de la diffusion de masse.

Aujourd’hui l’outil est très bien compris des hommes au pouvoir, car il permet d’atteindre une grande partie de la population facilement et sans droit de réponse. Notez les déséquilibres :

  • quelques personnes peuvent diffuser un message à tous
  • la diffusion est à sens unique

En fait nous avons l’outil idéal de propagande.

L’informatique est arrivée par là, et nous avons voulu reproduire les mêmes choses, ce qui a donné le minitel. C’était sans compter sur quelques informaticiens qui créèrent Internet.

Communication à double sens

Internet est un système de communication qui permet à tous de communiquer à double sens avec tout le monde. Là où l’imprimerie, la radio et la télévision étaient des média de diffusion de masse, Internet est un média de communication de masse. Sa caractéristique a centrée, permet à tout le monde de s’exprimer.

Qu’est-ce que ça change ?

Ça change que nous avons plus de sources d’information, et que nous ne subissons pas une propagande (encore faut-il vouloir éteindre sa télévision). Souvenez-vous du referendum sur la constitution Européenne : Internet a permis une réflexion plus profonde que ce que les médias nous vendaient.

Ça change que vous avez la possibilité de dire ce qui est faux dans ce que l’on vous dit et par ailleurs : vous avez un droit de réponse.

Ça change  que les dirigeants ne peuvent plus se contenter de favoriser les 1% de personnes centrales (banquiers, média, pouvoir, grand patron), ils doivent s’occuper de tous car nous pouvons à tout moment nous organiser pour faire entendre notre voix. Regarder la Tunisie, l’Égypte, la Libye… et ce n’est probablement pas fini.

La démocratie va y gagner, je n’en doute pas. En revanche le sang va couler (il a déjà coulé dans le monde Arabe) car ceux qui ont le pouvoir ne veulent pas lâcher leurs avantages qu’ils placent avant l’intérêt général.

C’était le sujet d’une Publicité pour club Internet en 1998, la version original sur le site de l’INA, et ensuite une version spéciale après le vote de la loi HADOPI :


[FR] HADOPI : Big Brother is coming to get you ! par germainpinpin

Protégeons Internet.

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il y a un prix juste

un opérateur a besoin de toucher toutes les couches de la population. Il a plusieurs moyens de le faire : soit en segmentant les offres pour extraire le maximum d’argent aux consommateurs, soit en estimant que, globalement, il y a un prix « juste », un prix de marché dans lequel il inclut tout, et il rend cette offre unique disponible pour tout le monde. Le plus important, finalement, c’est d’être capable d’amener le progrès à tout un chacun, et de partager cette valeur en trois, entre ceux qui la créent – les salariés de l’entreprise –, les consommateurs et l’investissement.

Xavier Niel source : http://www.freenews.fr/spip.php?article8504

C’est exactement ce qu’il a fait pour l’ADSL avec la freebox, un tarif unique qui inclut tout. Cette offre a fait chuter les tarifs d’accès à Internet en france. Fera-t-il de même avec le mobile ?