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Réflexion Revenu de Base

le point JFDI

Vous connaissez la loi de Godwin ?

«Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1»

Et vous ne manquez pas de distribuer des points Godwin dès que quelqu’un tombe dans ce piège si facile…

Je pense que de la même façon, il y a une loi JFDI que nous pourrions formuler de la sorte :

«Plus une personne critique un travail, plus la probabilité que quelqu’un lui propose de le faire s’approche de 1»

Cherchez dans votre mémoire, combien de fois avez vous entendu ces réflexions : «tu n’as qu’à le faire», «on n’est jamais mieux servi que par soi même»… en anglais, l’expression qui convient très bien est «Just Fucking Do It!», que l’on pourrait traduire par «Fais-le, bordel !». Gardons seulement les initiales, histoire que ça passe partout, et distribuons des points JFDI dès que le besoin s’en fait sentir.

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Personnellement, la première fois que j’ai vu (et réalisé) quelqu’un réagir de la sorte c’était à propos de logiciel libre, de symfony pour être précis, un utilisateur demandait simplement pourquoi telle fonctionnalité ou telle documentation n’existait pas… je vous laisse deviner la suite.

Le logiciel libre a ce côté fabuleux que si le programme ne fait pas ce que tu veux, alors tu peux le modifier, si tu ne comprends pas comment il fonctionne, alors tu peux lire le code pour le comprendre.

Du point de vue de la personne qui reçoit l’invitation, le point JFDI permet de se repositionner par rapport à ses besoins : «jusqu’où suis-je prêt à aller pour satisfaire ce besoin ?», «cet effort en vaut-il vraiment la peine ?».

Les détracteurs du revenu de base donnent souvent comme argument que plus personne ne voudra faire les tâches pénibles… Vraiment ? Vous voulez que cette tâche soit faite ?JFDI.

ps : il va falloir que je parle du point RDB, le moment où dans un article je parle de revenu de base 😀

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Technologie

Piwik, Cookies et la loi européene

La loi européene en vigueur, impose aux sites web de prévenir le visiteur de l’utilisation de cookies dès que celui-ci n’est pas indispensable au fonctionnement du site. Entendez par là, que la technique peut être utilisée pour valider l’authentification de l’internaute, mais pas pour le traquer et faire des statistiques sur son parcours sur le site.

De fait, demander l’accord pour les cookies rend de facto impossible de les utiliser pour faire des statistiques (google analytics compris). Personne, comprenant ce qu’on lui demande, ne va accepter d’être espionné de la sorte.

La solution proposée par le logiciel libre piwik est la suivante : il propose une fonction javascript à ajouter dans le « tracker » pour désactiver le cookie :

piwikTracker.disableCookies()

Les problèmes que cela pose à piwik : les données récoltées sont moins précises, en particulier :

  • Les visiteurs uniques sont un peu moins fiables, il ne reste que l’adresse IP et l’empreinte du navigateur pour identifier un internaute étant déjà passé.
  • e-commerce / goals : si la session a expiré, piwik ne pourra plus faire le lien entre le premier accès et comptabilisera un accès directe. Problème : si l’internaute provient d’une campagne de pub, le marketing ne pourra pas mesurer le ROI de manière fiable.
  • des statistiques comme « durée entre deux visites », « nombre de visites par visiteur », « nombre de visites avant conversion », « nombre de jours avant conversion »… seront alors imprécises.

Bref ! Un visiteur qui revient après quelques heures est un nouveau visiteur.

Est-ce vraiment problématique ? Un peu pour le marketing, pour le reste pas tellement.

Au final, la loi protège un peu mieux les internautes, mais l’impossibilité de vérifier l’application de la loi limite ses effets. Typiquement, depuis bientôt un an que cette loi est active, aucun des sites sur lesquels je travaille ne la respecte.

Note : si ces pratiques vous dérangent, n’hésitez pas à cocher l’option « Do not Track » (« Indiquer aux sites web de ne pas me pister ») dans les options de Firefox, et promis, dans un prochain article, je vous expliquerai toutes mes techniques pour éviter au maximum de me faire « tracker ».