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quelques petites réformes pour éviter une révolution

La démocratie telle que nous la connaissons bât de l’aile, que ce soit les 99% ou les indignés, le problème soulevé est toujours un manque de démocratie. Soyons clair, ce problème ne peut être résolu que part le tirage au sort d’une assemblée constituante et comme cela ne peut arriver (les hommes politiques actuels n’y ont aucun intérêt), seule une révolution (à priori sanglante) pourrait nous l’amener. Encore faut-il être prêt. Et personne ne souhaite vraiment les troubles qui résulteraient d’une révolution, un ordre injuste est plus facile à gérer qu’un désordre complet.

Éviter une révolution serait donc très intéressant pour beaucoup, même pour les politiques. Voici donc quelques réformes faciles à faire, rapide à mettre en place et qui pourraient redorer l’image de la démocratie.

0. Référendum d’initiative populaire. Au niveau local ou national, dès qu’un minimum de 0.1% des inscrits sur les listes électorales signe une pétition, celle-ci est soumise à référendum. Le but est de donner au peuple le pouvoir d’abroger ou d’écrire une loi.

1. Non cumul strict des mandats. Afin que les élus puissent se consacrer à leur mandat pleinement et uniquement à leur mandat.

2. Non renouvellement strict des mandats. Dans le but de rendre les élus attentifs au bien commun et non à leur ré-élection.

3 Prise en compte du vote blanc par tirage au sort sur les listes des jurés d’assises. Par exemple au niveau municipal, les votes blancs sont considérés comme une liste et rentre dans le calcul d’affectation des sièges. Ces sièges affectés au bulletin blanc, sont tirés au sort sur les listes de jurés comme on le fait pour une courre d’assise.

Certes c’est vraiment la base de la base, à court terme ça ne changera pas grand chose, mais très vite cela permet à la classe politique actuelle de sortir de la scène sans humiliation et de faire progresser les consciences sur ce dont nous avons réellement besoin pour une démocratie digne de ce nom. On pourra alors réfléchir à des projets réellement intéressants, comme le tirage au sort d’une chambre, la révision de la constitution à intervalles réguliers par une assemblée tirée au sort, le jugement majoritaire, la révocation des élus, le revenu de base, le dividende universel

 

 

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La constitution : ces problèmes et des solutions

Notre constitution a été écrite en 1958 et a été révisée à 24 reprises par les parlementaires.

problème de révision de la constitution : Comment se fait-il que se soit les parlementaires qui aient le droit de modifier la constitution ? C’est un peu comme si c’était les locataires qui définissaient d’une année sur l’autre leur augmentation de loyer…

Solution :

  • élire une assemblée constituante qui elle peut proposer des modifications soumises au suffrage universel. Noter que c’est actuellement le cas en Islande, la Tunisie et l’Égypte.
  • élire une nouvelle assemblée constituante tous les 10 ans pour qu’elle puisse faire le bilan de la précédente constitution et s’adapter aux évolutions de la société.

La constitution définit que le président de la république est élu au suffrage universel directe, au scrutin majoritaire à deux tours.

problème de scrutin : si le second tour légitime l’élection du président, le premier tour peut faire disparaitre le candidat favoris. Noter également, que ce scrutin nous fait plus facilement voter contre un candidat, plutôt que pour un candidat (on élit le moins mauvais au lieu de choisir le meilleur). Enfin, à aucun moment , l’aptitude des candidats n’est évaluée.

solution : le jugement majoritaire. Le peuple note de un à cinq chaque candidat, celui qui a globalement la meilleure note est élu. Cette solution permet d’exclure les mauvais candidats et également d’éviter au candidat de se quereller mais d’être plutôt force de proposition. Pour en savoir plus sur le jugement majoritaire.

Dans la constitution, est également établi comment sont élus les parlementaires. Vous vous souvenez, vous avez appris ça sur les bancs de l’école. En gros, les députés représentent le peuple, les sénateurs représentent les collectivités territoriales.

problème de représentativité : sur 100 français, 85 sont inscrits sur les listes électorales, 37 votent et 8 votent UMP, ainsi les décisions prises par l’assemblée nationale sont en accord avec seulement 8% des français. sources : ET SI ON ESSAYAIT PLUTÔT LA DÉMOCRATIE ?, par Olivier Berruyer .

solutions:

  • Votre député vous représente, alors appelez-le, écrivez-lui, pour qu’il prenne en compte votre opinion. (personnellement mon député ne m’a  jamais répondu)
  • Représenter les suffrages non exprimés (vote blanc) par des députés tirés au sort dans les jurés d’assises. (au minima)
  • Introduire plus de proportionnelle (au minima)
  • Tirer au sort les représentants, cela permet d’avoir la même proportion de « jeune », de « pauvre » ou de « femme » que dans la population. Cela évite les stratégies électoralistes. Pour en savoir plus sur le tirage au sort des représentants.
  • La démocratie Directe : avec Internet, la communication est suffisamment facile pour pouvoir se passer de représentant. Ce n’est quand même pas simple, mais l’assemblé constituante islandaise fait un appel à commentaire sur Internet, ce qui est un progrès colossal.

Le parlement vote les lois.

problème de représentativité : comment le parlement, qui nous représente, peut-il voter des lois alors que les sondages nous montrent que le peuple est contre !

solution : le référendum d’initiative populaire, si une pétition recueille un minimum de signature, le gouvernement est obligé d’organiser un referendum. Cela existe dans plusieurs pays dont l’Italie. On peut également envisager que si le referendum obtient une majorité, le parlement soit obligé de ratifier une loi.

Dans le débat pour l’élection présidentielle, beaucoup de candidats vont faire des propositions de modification de la constitution, assez peu proposeront de faire appel à une assemblée constituante, seule institution légitime à revoir le fonctionnement de nos institutions.