Un pas de côté — Jérôme Vuittenez

Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman, pourtant quand j’ai reçu celui-ci (acheté sur monnaie-M), j’ai très vite senti que j’allais être accro. J’ai fini par l’ouvrir… et j’ai dû le finir rapidement après, au point de lire dans la journée en regardant les enfants courir dans le jardin, ce qui ne m’arrive jamais et qui a bien dû leur faire prendre conscience que Papa lit aussi des livres pour lui.

Pour introduire un peu cet ouvrage : c’est une histoire à la fois banale et extraordinaire, d’un jeune homme inexorablement attiré par une blonde et une brune et qui ne sait trop laquelle choisir. Une grande partie du roman va être la découverte de ces femmes, de leurs vies si différentes, bien au-delà de la couleur de leur chevelure.

En fait, le choix est biaisé dès le début : les écoles et l’université ne semblent pas au courant de l’existence de la blonde ; les médias, télévision en tête, décrivent le mode de vie de la brune de manière si séduisante ; tout le monde semble tourner autour et la désirer, quand à l’industrie et la finance, ils ne sont là que par et pour la brune… alors le choix est facile non ?

Pourtant, au détour d’un chemin, il va rencontrer la blonde et apprendre à la connaître et à connaître sa vie, progressivement, doucement, comme si la différence était trop radicale pour qu’il puisse la comprendre immédiatement. Plus tard, il devra faire un « pas de côté » pour prendre conscience que ces différences sont plus qu’anecdotiques, que ces modes de vies sont incompatibles et qu’il devra faire un choix.

En fait, ce livre c’est surtout l’histoire d’un choix à faire en toute liberté, un choix que nous ne voulons, bien souvent, pas faire et nous nous laissons porter par la société sans réellement prendre le temps de faire ce « pas de côté ».

Ce livre est également disponible en version audio, idéale pour les (très) grands trajets en voiture (ou en train, si c’est votre choix). J’avoue, je l’ai écouté après l’avoir lu… et tout le monde dormait dans la voiture. Tant pis pour eux, tant mieux pour moi.

Je me souviens qu’étant enfant, ma mère nous faisait écouter des histoires, lors de nos grand voyages : « Le Viel Homme et la Mer », « Vendredi ou la Vie sauvage » et d’autres. Curieusement, ce sont ces deux-là qui me reviennent tout de suite en mémoire, probablement à cause de ce personnage central dans le roman et pourtant solitaire, peut-être aussi pour le choix : vendredi ou la vie sauvage ?

Ce livre est remarquable dans sa capacité à nous faire prendre conscience qu’un autre mode de vie est possible. Il nous montre aussi que cette prise de conscience est un long processus où la personne doit être acteur et doit chercher la vérité dans le dédale d’informations partielles, déformées – voire inexistantes.

Ce livre nous montre aussi les petits gestes qui nous font progressivement basculer vers un autre mode de vie : prendre son vélo, boire de l’eau, marcher, faire pousser des plantes, manger sainement…

Ce livre est peut-être un peu trop radical parfois : des choix incompatibles entre eux. Dès le début, l’auteur nous dévoile la fin, triste à en mourir et tellement désespérante. Et pourtant la fin est positive et l’on se prend à rêver de la vie que mèneront les deux héros. Comme s’il fallait mourir pour pouvoir se sortir de ce choix cornélien : détruire son passé, en jetant son téléphone à la mer par exemple, puis construire son avenir en allant le repêcher pour pas qu’il pollue.

Alors vous, quel est votre choix ? Le mode de vie de la brune ou celui de la blonde ?

Vous pouvez le trouver sur :

Merci Merome !

le modèle Mozilla :

Voici quelques extrait d’un article très intéressant de jy[b]log

Quand vous proposez un patch, il ne sera intégré que lorsqu’il y aura eu l’approbation d’au moins deux développeurs : un reviewer et un super-reviewer. Et cela concerne les patchs de n’importe quel contributeur, que ce soit un contributeur lambda occasionnel, ou que ce soit l’un des « core-developer » qui connait le coeur de Gecko sur le bout des doigts. Personne n’y échappe.

Je vois au moins trois avantages à ce système :

1. Le premier point que l’on peut noter, c’est que ça oblige un contributeur à faire preuve d’une certaine humilité. (…)
2. Le deuxième point, c’est que cela garantie une certaine robustesse (…).
3. Enfin le code reste toujours lisible, compréhensible grâce au respect du coding style.

J’aimerais pouvoir de temps en temps travailler de la sorte, mais je n’ai même pas le temps de vérifier le code de mes stagiaires….