Coopérative d’Activité et d’Emploi, bilan après 6 mois

Depuis un peu plus de 6 mois j’ai rejoint la CAE (Coopérative d’Activité et d’Emploi) Mozeika. Et je voulais faire le bilan de mon activité d’indépendant au seins de cette structure.

Comment ça fonctionne ?

Pour moi, en tant qu’entrepreneur, voici le principe :

  • je trouve et je travail pour mes clients,
  • la CAE les facturent,
  • le client paye la CAE,
  • la CAE me verse un salaire.

Je suis donc salarié ! avec un CDI ! Évidement, pour que ça marche j’ai un objectif de facturation à atteindre, et la CAE prends une commission, à ce niveau le système est donc assez comparable à une entreprise de portage salariale.

À côté de ça, j’ai un suivi et des formations. Le suivi régulier permet de faire le point sur mon activité, mes clients, mes revenus à venir… les formations (environ une demi journée tous les mois) sont là pour développer ses compétences que ce soit pour de la vente, de l’organisation, du développement personnel… Dans un cas comme dans l’autre, cela permet de sortir de son travail et de faire un point sur son activité.

Être en CAE, ça ne change rien !

À première vue, ça ne change pas grand chose. Pour 90% de mon temps où je suis en production (je conçois, je modélise, je dessine ou je code), en rendez-vous client et même en prospection… rien ne change par rapport à mon ancien statu d’auto-entrepreneur.

C’est d’ailleurs très important pour moi, je continue à gérer mes clients à ma façon, mon temps de travail, mes congés, mes outils de travail… tout cela ne dépend que de moi et c’est toujours aussi souple pour s’adapter à l’organisation familiale.

Bref, rien n’a vraiment changé, je ne suis même pas sûr que mes enfants aient vue un changement !

Être en CAE, ça change tout !

À première vue, la CAE pourrait ressemble à des contraintes : un prix à payer, un objectif mensuel à atteindre… cela a de quoi faire peur !

En fait non.

Pour ce qui est du coût, un rapide calcul permet de se rendre compte qu’il correspond au frais que l’on peut avoir lorsque l’on a un comptable, un conseiller juridique, un conseiller administratif, des coachs… ce n’est finalement pas un problème, c’est même plutôt intéressant de savoir que je peux disposer de tel services.

Pour ce qui est de l’objectif de facturation à atteindre, c’est pour moi quelque choses de beaucoup plus concret que ce que je pouvais faire auparavant. Il est de toute façon fixé ensemble ce qui me permet de mettre la barre au niveau que je veux. Je ne le vis pas comme la pression d’un chef autoritaire et/ou exigeant mais comme un indicateur à surveiller pour avoir des finances saines.

Les inconvénients n’en sont en fait pas : ma pseudo comptabilité d’auto-entrepreneur était désastreuse, mes finances s’en ressentaient… heureusement ça c’était avant !

Deux trois autres choses ont évolués en quittant l’auto-entreprise pour le salariat  :

  • La mutuelle d’entreprise véritablement moins cher qui nous permet de faire de sérieuses économies,
  • Le remboursement des frais avec la récupération de la TVA par la CAE. Les remboursements de frais arrivent après le salaire ce qui permet de bien faire la différence,
  • Il y a bien un salaire net fixe et régulier qui arrive et ça c’est au top pour l’organisation du budget familiale.

Bilan

Ce statut est vraiment un plus par rapport à l’auto-entreprise. C’est la possibilité donnée aux indépendants d’avoir une vraie structure, non pour être formaté, contraint ou pressurisé mais sur laquelle je peux m’appuyer pour faire croître mon business.

Publié par

Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base

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