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Réflexion Revenu de Base

Étranger

Deux sujets très différents s’entrecroisent dans mes pensées et je souhaite les analyser ensemble :

  • Faut-il accorder le droit de vote aux étrangers résidant sur le territoire français ?
  • Les étrangers résidant sur le territoire peuvent-ils bénéficier du Revenu de Base ?

Finalement, la question n’est pas tant de savoir quels doivent être les droits des étrangers, mais plutôt qu’est-ce qu’un étranger résidant sur le territoire ?

Suis-je un étranger pour mes voisins, les gens de mon quartier ou de mon village si j’y réside depuis plus d’un an ?

Suis-je un étranger aux gens et à la vie de ma commune si j’y réside depuis plus de deux ans ?

Suis-je un étranger dans mon département si j’y réside depuis plus de trois ans ?

Suis-je un étranger dans ma région si j’y réside depuis plus de quatre ans ?

Suis-je un étranger à la vie sociale et à la vie économique d’un pays si j’y réside depuis plus de cinq ans ?

Aujourd’hui je suis niçois !

Cela ne fait même pas 5 ans que j’habite Nice, mais j’ai appris à connaître cette ville et ses habitants. Un jour je partirai, pour les habitants de la commune qui m’accueillera, je serai un étranger, je serai un niçois… Jusqu’au jour où j’aurai compris cette nouvelle ville, ses habitants et ses enjeux.

D’ailleurs, si je ne suis pas niçois, d’où suis-je ?

Ici et maintenant

Finalement, au-delà de la nationalité, le lieu de résidence principale, le «lieu de vie», est beaucoup plus pertinent pour définir les droits d’une personne.

Certes, ça ne résout pas tous les problèmes, notamment pour les personnes qui se déplacent beaucoup, qui restent peu de temps à un endroit ou qui pratiquent une «transhumance» mais globalement, l’identité d’une personne est définie par son lieu de résidence bien plus que par une filiation, ou le souvenir d’un lointain passé révolu.

Pour en revenir aux questions initiales, mon opinion est beaucoup plus pragmatique : il faut donner la nationalité à toute personne résidant depuis 5 ans sur le territoire, dès lors qu’elle en fait la demande. Les deux questions n’ont alors plus lieu d’être posées.

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base