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Réflexion

vivre ensemble

Cette période électorale fait froid dans le dos. Non pas parce que je découvre que 98% de la population ne s’est pas exprimée comme moi, mais plutôt à cause de l’étonnement que peuvent avoir certaines personnes qui réalisent soudain cette différence et  se trouvent soudainement en guerre contre une autre partie de la population.

L’étonnement d’abord. Et oui tout le monde est différent, tout le monde a une histoire différente et un vécu différent qui nous amène à comprendre les choses différemment et donc à faire des choix différents. C’est flagrant quand vous voyagez dans un autre pays… ça l’est tout aussi au sein d’une même famille : nous sommes différents !

Le rejet de la différence ensuite. C’est qui m’a le plus surpris cette semaine : la manière dont beaucoup de têtes soit-disant bien pensantes, sont tombées violemment sur les électeurs d’extrême droite, les traitants de tous les noms. Ces 6 421 426 personnes ont fait un choix, il ne vous plait pas, pas plus qu’à moi, ce qui n’empêche que c’est leur choix. Peut-être n’avez vous pas su expliquer vos idées et solutions, peut-être ne vous êtes vous pas intéressés à eux… toujours est-il qu’à la fin nous sommes condamnés à vivre ensemble, à travailler ensemble, à organiser la vie de nos résidences ou de nos quartiers ensemble…

Nous sommes tous unis. Le sort de l’Humanité entière dépend des relations de chacun avec les autres. Jamais nous n’avons à ce point dépendu les uns des autres. Mais nous ne le comprenons pas. L’homme échoue à devenir un être doué de compassion, il est incapable d’entraide. Si nous persistons dans cette attitude qui exige que nous considérions notre voisin comme notre premier ennemi, si nous continuons à éveiller la vengeance et la haine, à polluer notre monde et nos pensées, cela veut dire que nous n’avons rien appris des grands maîtres, ni de Jésus, ni du Bouddha, ni de Moïse. Et si nous ne corrigeons pas ces réflexes pavloviens, nous serons impuissants à affronter cette époque où l’humanité s’acharne encore et toujours à exploiter, à vaincre, à exercer la tyrannie ; à amasser le plus possible, sans se soucier de ce qui suivra ; et à vivre aux dépens de ceux qui n’ont ni recours ni ressources… Il faut partager avec ceux qui ne nous ressemblent pas, car leurs différences nous enrichient. Il faut respecter ce qui est unique chez les autres.

Yehudi Menuhin

Demain, vous allez croiser un certain nombre de personnes (dans la rue, au travail, en faisant les courses…) quand vous en serez à la dixième personne, dites vous que vous avez croisé un électeur de cette extrême qui nous effraye tant. Lui avez-vous dit bonjour ? Êtes vous allez vers elle où avez vous essayez de la comprendre ? Si oui, avez vous pris le temps d’expliquer que d’autres solutions étaient possibles ?

Le vote est un moyen d’exprimer des idées, se parler aussi, mais nous n’en avons pas toujours envie. Peut-être avons-nous pris l’habitude de nous juger : bien mal nous en prend.

L’élection, un problème ?

En filigrane, on peut se demander si le problème ne vient pas tout simplement du vote qui expose nos différences et devient alors un combat du mal contre le bien, selon le point de vue où l’on se trouve.

À mon avis, beaucoup de personnes se font bien trop d’illusions sur les conséquence d’une élection.

Alors je demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. »

Danielle Mitterrand

La guerre de la droite contre la gauche ?

C’est aussi un problème de bi-partisme, les personnes de gauche ont peur de la droite qui leur donne «froid», tandis que ceux de droite ont peur d’une la gauche dont le «bilan» n’est pas glorieux… Est-ce vraiment sur un seul axe que doit se lire la politique ?

Personnellement, je pense que d’autres directions sont possibles, la liberté est un axe intéressant.

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base