Comment financer un projet ?

Au moment de commencer un projet, la question du financement se pose, qu’il soit lourd ou léger, notre modèle de société impose une réflexion poussée –  voire des efforts plus importants encore que le projet lui-même.

La méthode actuelle la plus courante est, me semble-t-il, de passer par une banque. Celle-ci va valider  ce projet si elle l’estime viable, selon ses propres critères… entendez par là : «à la tête du client» dans la plus grande injustice qui soit. Alors pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez monter un gros dossier, réunir quelques économies… et dépenser votre énergie dans une bureaucratie pas forcément très productive.

Ceci dit la méthode fonctionne. Et elle fonctionne très bien pour un certain nombre d’activités pas trop innovantes ni trop coûteuses et assurément rentables. Ça sera certainement la méthode idéale pour monter un salon de coiffure : une avance sans trop de risques.

D’ailleurs existe-t-il d’autres alternatives ?

Jetons un voile pudique sur l’héritage.

Dans le cas où l’investissement est très réduit (par exemple un ordinateur et une connections Internet) vous pourrez commencer votre projet dans un garage en vivant chez vos parents, du salaire de votre conjoint, de votre assurance chômage, de votre pension d’invalidité ou de votre retraite. Notez que tous ces revenus sont garantis sur une période donnée : une sorte de revenu de base permettant ainsi la libre entreprise.

Dans tous les autres cas, une première solution est de trouver un particulier riche et prêt à investir. S’il a fait fortune avec ses projets, vous gagnerez également une source de conseils. Encore faut-il trouver et convaincre votre business angel.

Il y a aussi, dans le dédale administratif, des incubateurs, pépinières et autres «aides à la création d’entreprise» de l’état ou des collectivités.

Une autre solution, est de demander autour de vous, en suivant l’adage : «les petits ruisseaux font les grandes rivières». Assurément une bonne solution mais avec deux limites : la taille de votre cercle et la capacité financière de vos amis.

Élargissons notre cercle d’amis à Internet, tout d’un coup, tout devient possible :

Les projets ainsi financés sont tellement nombreux que l’on trouve des sites mettant en relation les donneurs et les créateurs :

Cette production communautaire (crowdsourcing, crowdfunding) peut fonctionner sur la base de prêts entre particuliers et/ou sous forme de microcrédits.

Internet permet d’atteindre plus de personnes, mais également de supprimer des intermédiaires qui prendront nécessairement une marge. Notez tout de même qu’en matière d’argent, les banques ont un monopôle : la création monétaire (== le prêt) ce qui peut rendre les choses plus compliquées.

Prenons maintenant le cas d’une zone géographique limitée et fournissons un produit à prix coûtant et en toute transparence, vous obtenez une AMAP : un agriculteur vend la totalité de sa récolte à un groupe de consommateurs préalablement informé du coût de cette production et qui s’engage à assumer ce coût.

Cela peut être généralisé pour les biens matériels sous forme d’une souscription.

Bien sur, toutes ces solutions peuvent être cumulées, revisitées à souhait en fonction de vos besoins et de la nature de votre projet.

 

http://www.youtube.com/watch?v=nPcoUiS4bX0

 

Publié par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base

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