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Réflexion Revenu de Base

Vivre pour travailler

Dans quelle société voulez-vous vivre ? Une société où vous devez travailler pour vivre, ou une société où le simple fait de vivre vous permet de travailler ?

Constat : Le plein emploi n’est plus assuré, pourtant vivre sans emploi est très difficile. Alors, on fait comment ?

Mais en fait, le problème, c’est qu’il nous faut un revenu, pas nécessairement un emploi.

C’est en partant de ces constats que quelques personnes ont mis au point un droit au revenu : « le revenu de base« . Voici une vidéo qui le présente : en téléchargement ici : le revenu de base.

Comment ça marche ? Chaque personne, depuis sa naissance jusqu’à sa mort, se voit donner un revenu lui permettant de vivre : juste assez pour subvenir à tous les besoins de la vie courante. Le travail n’est alors plus nécessairement rémunérateur, même si un emploi est possible.

Conséquences direct :

  • Réduction des injustices sociales,
  • Lutte efficace contre la pauvreté,
  • Au lieu de travailler entre 30 et 50 ans, on travaille tout au long de sa vie en fonction de son état de santé.

Problème numéro 1 : La motivation au travail. Vous rêvez d’arrêter de travailler ? non, même si vous voudriez abandonner votre emploi, personne ne veut se tourner les pouces à longueur de journées, au contraire, tout le monde veut construire un projet, le faire fructifier et pouvoir quitter ce monde en disant: « j’ai accomplis quelque chose, je peux partir en paix ».

Problème numéro 2 : Le financement. Inutile de conserver l’impôt sur le revenu, il perd son sens. Inutile de conserver un certain nombre d’aides sociales qui feraient double emploi. La solution : augmenter considérablement la TVA à près de 50%. Tout le monde consomme, et ce n’est pas prêt de s’arrêter, surtout si tout le monde a un revenu.

Pour plus d’information sur ces questions :

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base

7 réponses sur « Vivre pour travailler »

Concernant le financement, l’augmentation de la TVA à 50% pose un problème. En effet, comment fournir 100€ lorsque l’Etat n’en récupère que 50. De plus, la consommation hors du pays ne fera que diminuer les rentrées d’argent, vu que la TVA n’est pas reversé au pays d’origine lors d’achats à l’étranger.

Quelles sont les autres sources de revenus de l’État ?

Je suis pour un revenu de vie, mais je me pose tout de même quelques questions sur les financements.

Bonjour Quentin,

Les emplois rémunérés existent toujours, les personnes concernés vont donc consommer plus et rapporter plus d’argent à l’état. Même si le taux de la TVA est le même pour tout le monde, c’est un impôt social dans le sens ou les pauvres payent moins car ils consomment moins.

Lors de l’achat à l’étranger, l’état prélève la TVA qu’il garde pour lui. C’est déjà le cas actuellement.

Vos questions sont légitime, je vous conseille de regarder le film « revenu de base, une impulsion culturelle » http://le-revenu-de-base.blogspot.com/ , il détail tout cela.

Ah. la motivation à travailler. Ou pas. Je fais un travail peu épanouissant et avec des horaires pénibles entrainant fatigue, désocialisation et vieillissement prématuré.
Mon rapport au travail se fait en termes de nécessité. On est loin de la « motivation » ou de la « non-motivation ». Financé sans obligation de travailler? J’arrête tout de suite. J’occuperais mon temps. Mais serais-je utile? non. Je peux vivre avec l’idée de ne rien laisser derrière moi. Le lien entre la vie et le travail est un lien d’obligation.

C’est pas un lien d’obligation pour tout le monde : de très nombreuses travaillent déjà pour le plaisir (souvent en plus de leur travail payé).
Jardiner, aller aider le voisin à réparer sa maison, s’occuper d’une association, c’est du travail.

[…] En rédigeant cette article, je me rends compte qu’il n’y a absolument aucun lien entre la vie est le travail. D’ailleurs on en a fait des questions existentiels : “Faut-il travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?” […]

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