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Réflexion

la valeur du travail

Je me souviens, lors d’une conversation, avoir entendu : « Quand on veut du travail, on en trouve », si je suis assez d’accord avec cette affirmation, j’aimerais tout de même d’abord préciser ce qu’est le travail.

En effet cette affirmation ne va pas à l’encontre des chômeurs, car tout l’intérêt de l’assurance chômage est de proposer un revenu lorsque l’on est entre deux emplois. C’est le but du chômage et j’ose espérer que personne ne reste trop longtemps dans cette situation. J’ai été moi même bénéficiaire du chômage et je pense que, sans cela, je n’aurais pas pu chercher sereinement un emploi et donc probablement pas pu en trouver un.

Cependant,  je trouve que l’on fait trop souvent l’amalgame entre emploi (rémunéré) et travail. L’exemple le plus spectaculaire que j’ai trouvé est celui de l’abeille : son emploi est de produire du miel qui a une valeur marchande et qui est donc rémunérateur, mais son plus gros travail et de polliniser. La valeur de ce travail est inestimable : c’est tout simplement indispensable à la survie de l’écosystème. Et pourtant ce travail n’est pas rémunérateur, pire que ça, il n’est quasiment pas reconnu.

En effet dans notre société, nous estimons que tout le monde doit avoir un emploi productif et rémunérateur. Comme la valeur de certains produits sont inestimables (la musique, le cinéma, la littérature, l’éducation…), nous nous retrouvons à nous poser les questions sur la manière de les rémunérer.

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base