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Réflexion

culture à sens unique, ou comment la loi asphyxie la creativite

Désolé, si y a comme un aire de redite dans mes billets, mais je suis tombé tout à fait pas hasard sur cette courte conférence de Lawrence Lessig (30 min je précise pour pas que vous arriviez en retard au boulot 😉 ).

Pour résumer, Lawrence commence avec quelques constations :

  1. Aux débuts des enregistrement audio, John Philip Sousa prédit que cette technologie allez conduire à une culture à sens unique, une culture ou il y aurait plus de récepteur que d’émetteurs. le XX ième siècle va lui donner raison, il y a moins de créateur que d’auditeur.
  2. La propriété foncière va « du centre de la terre jusqu’à l’infinie du ciel » ! Sauf que dès l’apparition de l’aviation, la loi a été remise en cause et s’est adapté pour limiter ce droit car le sens commun s’y refuse.
  3. Dans les années 40, une société détenait les droits des auteurs des œuvres les plus populaire, cette société c’est écroulé au profit d’une autre (BMI) dont les choix étaient peut-être moins populaire, mais plus diversifié et surtout moins commerciale.

Grâce à l’Internet (et au numérique), nous avons la possibilité non seulement d’accéder à du contenu, mais également d’en produire à moindre coût. Non pour que cela nous rapporte, mais pour nous l’approprier. C’est la culture à double sens dont Sousa rêvait. Lawrence donne quelques exemple très significatif d’appropriation de culture : trois vidéos revisitant d’autre œuvre (à la minute 08:29). Ces réalisations, comme beaucoup d’autre, sont réalisées pour le plaisir de les faire et non pour l’argent.

Il est important de comprendre que ces œuvres modifiés ne constituent rien d’illégale, mais que des extrémistes veulent nous le faire croire pour défendre leur intérêt. En ce faisant il jette un flou sur la frontière entre l’illégale et le légale et c’est ce flou qui ouvre une porte à l’illégalité qui est l’infraction au droit d’auteur. L’extrémisme dans un sens pousse à l’extrémisme dans l’autre.

Les détenteurs de droit d’auteur considère que vous pénétrez leur espace comme les avions qui survole le terrain d’un propriétaire. Or la loi n’a pas évoluer pour limiter le droit d’auteur comme elle l’a fait pour le droit de la propriété. Le bon sens ne s’est pas encore révolté.

L’histoire de BMI nous apprend, qu’il nous faut une culture moins commerciale, et pour cela que les artistes choisissent de rendre leur travail public plus facilement par exemple en le rendant complètement libre pour un usage non commerciale et payant pour un usage commerciale.

Enfin, nous devons données à nos enfants l’envie d’une culture à double sens, contrairement à celle que nous connaissons et nous devons leur permettre.

chemin sinueu
chemin sinueu

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base