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Réflexion

Quel est la valeur de l'art ?

Valeur d’usage :
Valeur que donne l’utilisateur final à un produit ou service. Cette valeur dépend entre autre des circonstances, de ses souhaits de l’utilisateur… En fait c’est le prix ou les efforts que l’utilisateur est prêt à mettre pour ce produit ou ce service.
Valeur d’échange :
C’est le taux auquel s’échange le produit ou service par rapport à une autre denrée, en générale de l’argent. Cette valeur tente à s’approcher de la valeur d’usage.
Prix relatif :
Idem que valeur d’échange. C’est le taux auquel s’échange le produit ou service par rapport à de l’argent.
Coût de production :
C’est La somme des dépenses qu’un organisme doit fournir avant de produire une unité de sa production.
Coût de commercialisation :
C’est la somme des dépenses pour distribuer et vendre les produits ou services.
poivrons
Poivrons

Exemple pratique : Un album de musique.

La valeur d’usage de l’album va dépendre du goût du public, certain seront prêt à dépenser des fortunes, à se rendre à l’autre bout du monde s’il s’agit de leur idoles quand d’autre ne seront pas prêt à dépenser le moindre centime s’ils veulent juste découvrir.

La valeur d’échange ou le prix relatif est d’environ 20 euros. Calculé par rapport à la valeur d’usage moyenne. Cependant dans notre exemple, la valeur d’usage varie de 0 à l’infinie… ce qui donne l’impression que la valeur d’échange est purement arbitraire !

Le coût de production d’une œuvre artistique est quasiment impossible à évaluer pour ne pas dire completement impossible.

Le coût de commercialisation d’un album dépend du média choisit pour le distribuer :

  • Sous forme de disque (CD, vinyle) ou bande magnétique : quelques euros pour des petits tirages, quelques centimes pour des tirages industriels.
  • Par téléchargement sur Internet : négligeable en utilisant des services existant comme jamendo, myspace, youtube… en fait le coût ici n’est pas financier.

Ma conclusion est que l’on considère trop souvent que tout doit passer par de l’argent, tout est appeler à être commercialiser. Hors comme le dit Tristan Nitot, « Mes photos sont disponible gratuitement, sont-elles pour autant sans valeurs ? ». Je pense comme François Bayrou ou Jacques Attali, qu’il y a des choses appelés à être marchande et d’autre appelé à être gratuite.

Pour mieux comprendre ces termes :

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base

Une réponse sur « Quel est la valeur de l'art ? »

Tu as oublié de parler de la valeur d’estime, qui confère à un objet un prix souvent supérieur pour les valeurs dont il est le vecteur. Ainsi, un sac à main de grande marque a un prix basé sur la valeur d’estime plus que sur la valeur d’usage, et souvent laaaargement supérieur, ce qui n’empêche pas de nombreuses femmes de l’acquérir, voire de rêver de l’acquérir (et là, peut se poser la question du prix qui lui même concourt à donner à l’objet une forte valeur d’estime).
Dans le cadre d’un album de musique, la valeur d’estime est plus ou moins importante, en fonction de la célébrité de l’artiste, de ses valeurs, de l’attachement de son public. C’est d’ailleurs souvent grâce à cette valeur d’estime que les albums sont vendus aujourd’hui, parce que la valeur d’usage d’un album, avec la gratuité offerte par des sites comme Deezer, elle vole pas bien haut 🙂

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