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Réflexion

Livre, CD et après ?

Après avoir lu L’Avenir des idées de Lawrence Lessig et Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali, je commence un ouvrage d’économie dont les premières pages expliquent la loi de l’offre et de la demande ou loi de la rareté. Cela me fait instantanément recouper les trois discours pour voir quel est la place de certains arts et disciplines intellectuelles aujourd’hui et dans les prochaines années.

En fait le rôle principale des éditeurs de livres et maison de disques et de gérer le droit à la copie et la diffusion des œuvres que les auteurs leurs confient tout en prenant garde de préserver une certain rareté pour conserver les prix élevés et se remplir un maximum les poches au passage. Le problème actuelle et que cette rareté n’a plus de sens : dupliquer et diffuser de la musique ou une œuvre littéraire n’a quasiment pas de prix grâce aux nouvelles technologie. Ainsi la gestion des droits s’avère beaucoup plus ardus et comme l’offre augmente, le prix chute et les maisons d’éditions se retrouve sans revenu.

Quelle solution ?

  • Pour Lawrence Lessig c’est simple, les éditeurs, qui étaient indispensable hier, sont devenus inutile aujourd’hui, la seule chose qu’il manque aux auteurs et un outil pour qu’ils gèrent eux-même leur droit à la copie, il a donc créer les licences Creative Commons pour résoudre le problème. Au final les auteurs on les moyens techniques (l’informatique et l’Internet) et légaux (licences Creative Commons) pour gérer leur droit à la copie et diffuser leurs œuvres, les éditeurs deviennent complètement inutile.
  • Pour Jacques Attali les œuvres n’auront plus de valeur à terme, les auteurs devront trouver à se rémunérer autrement et en particulier sur le spectacle vivant : concert, conférence…

Bref les tous les deux sont d’accord pour dire que le métiers d’éditeur n’a pas d’avenir ! Cette conclusion saute aux yeux mais il va falloir encore quelques années avant que ce qu’y en vivent ne veulent l’admettre, pour l’instant il s’accroche désespérément à ce qu’il leur reste en tentant par tous les moyens de freiner les innovations qui leur font du tort. L’ouvrage de Lawrence Lessig est truffé d’exemples de procès qui vont dans ce sens.

Cependant qu’en est-il des métiers d’imprimeur, de press de CD, libraire, disquaire ?

Mon avis personnel sur la question est que très rapidement, les supports physique de musique vont disparaître : adieu les CD, cassettes et autres. Déjà une bonne partie de la musique se vend sur l’Internet et cela va s’amplifier. Pas uniquement parce que le coup est moins élevé, mais également car l’usage que l’on en fait évolue : de plus en plus on écoute de la musique avec un baladeur, un téléphone portable ou un ordinateur et cela pour des raisons évidente d’ergonomie. Ces outils permettent d’accéder très rapidement à toute sa bibliothèque quelque soit l’endroit et avec peu de manipulation physique. Ces supports sont aussi appelé a disparaître pour des raisons écologiques car sans même parler des problèmes issus de la caractéristique physiques des supports eux mêmes (jaquette, CD, boite, film plastiques, carton, transport de la press au revendeur puis à l’auditeur), les machines requises pour lire ces supports sont de grosses consommatrices d’énergie. Nous ne verrons donc plus de disquaire quand les maisons de disques auront finis leur commerce.

Pour les œuvres littéraire, la question est différente, l’ergonomie du livre papier n’a toujours pas été égalé, et les arguments écologique sont moindre, d’autant moindre qu’un livre est très facilement recyclable. Ainsi le métier d’imprimeur a encore un avenir, mais va se transformer dans deux directions : réduire les coups d’impression en limitant le tirage et limiter le coup de transport en réalisant l’impression à proximité du lecteur. Le site In Libro Veritas propose déjà un modèle alternatif intéressant : il propose aux auteur de publier leur œuvres sur internet et de laisser le loisir aux lecteurs de le lire en ligne ou de payer pour un exemplaire spécialement imprimé pour lui !

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Vue depuis le Corum à Montpellier

Par Nathanaël Martel

Développeur Web, défenseur de la culture libre et du revenu de base