les philosophes du nouveau monde

Nous nous souvenons tous de nos livres d’Histoire et les noms des personnes qui ont changé notre monde pour nous faire sortir du Moyen Age. Ceux que je retiens avant tout, ce sont ceux qui ont développé des idées ou qui ont contribué à les diffuser. Je pense à Rousseau, Diderot, mais aussi à Gutenberg où à Luther sans oublier les pères fondateurs et il y en aurait tant d’autres… Ils n’étaient pas parfaits, mais ont tout de même contribué à améliorer notre manière de vivre et notre façon de voir les choses.

Aujourd’hui le monde continue d’évoluer, la lecture de framablog (merci à Alexis Kaufmann) nous le rappelle jour après jour : « Le logiciel libre peut redonner sens à nos vies » Bernard Stiegler, Censure du Net et DRM ne seront jamais la solution répond ESR à Hollywood, Regarde le capitalisme tomber à l’ère de la production Open Source, Blackout de la Wikipédia en anglais pour protester contre SOPA le 18 janvier 2012, Cinglante et prémonitoire citation de David Bowie sur l’avenir de l’industrie musicale… Mais d’où nous viennent ces idées nouvelles ?

«L’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d’écrire » Benjamin Bayart.

Nous avions mémorisé le nom de Gutenberg, pourtant, ceux qui ont bâti Internet sont passés aux oubliettes : Bob Taylor, Lawrence G. Roberts, Vint Cerf, Bob Kahn, Tim Berners-Lee… ceux-là sont rentrés dans la légende.

Je me demande si Martin Luther King n’a pas sa place ici, comme l’homme pointant du doigt un système et non un individu isolé, de la même manière qu’internet met l’intelligence sur la périphérie.

Mais Internet ne fonctionnera pas sans logiciel, celui-ci était d’abord partagé librement avant que des intérêts économiques ne viennent monnayer ces échanges. Cela ne plut pas à Richard Stallman qui, en fondant le logiciel libre, théorisa le partage du logiciel et la liberté d’usage. Bien sûr ils sont suivis par beaucoup de monde : Eric Raymond auteur de «La Cathédrale et le Bazar», Linus Torvalds que l’on ne présente plus, Eben Moglen, Loyd Blankenship auteur du «Manifeste du hacker», Tristan Nitot…

Fort de ce travail sur la propriété et l’usage, Lawrence Lessig, décrit les limites du droit d’auteur et met en place les « creatives commons » : la culture libre est née.

Ensuite la porte était ouverte pour Jimmy Wales qui se lance dans le partage massif du savoir en lançant wikipédia. C’est le plein essor du P2P, mais pas de nom à retenir si ce n’est des noms de protocole : napster, Bittorrent…

Vint Cerf, Richard Stallman, Tim Berners-Lee, John Perry Barlow, Eric Raymond, Jimmy Wales, Linus Torvalds, Lawrence Lessig (source: wikipedia)

Vint Cerf, Richard Stallman, Tim Berners-Lee, John Perry Barlow, Eric Raymond, Jimmy Wales, Linus Torvalds, Lawrence Lessig (source: wikipedia)

C’est là que la guerre a éclaté. Les industries du cinéma et de la musique se sont senties attaquées et ont réagi : la neutralité du net a été mise à mal. Le mouvement s’est durci : la quadrature du net avec Philippe Aigrain, Jérémie Zimmermann, l’april (Frédéric Couchet), fdn (fournisseur d’accès Internet associatif) avec Benjamin Bayart, Electronic Frontier Foundation avec John Perry Barlow auteur de «Déclaration d’indépendance du cyberespace», le parti pirate avec Rickard Falkvinge et bien d’autres vont politiser le mouvement.

Dans cette guerre de l’information, on n’oubliera pas l’épisode WikiLeaks avec Julian Assange dont le site se voit censuré. La réaction du mouvement se conjugue différemment selon les fronts : Anonymous, révolution arabes (Slim Amamou), indignés (Stéphane Hessel), 99%…

Par ailleurs les idées se sont étendues à d’autres secteurs :

Voici par exemple ce que j’ai rapidement trouvé sur la Wikipédia anglophone (prendre une grande respiration) : Open Source Hardware, Open Format, Open Standard, Open Data, Open Access, Open Content, Open Education, Open Educational Resources, Open Textbooks, Open Source Governance, Open Source Political Campaign, Open Design, Open Source Car, un très étonnant Open Source Religion, Open Cola et, le meilleur pour la fin, Open Source Beer !

source : Open Source Ecology ou la communauté Amish 2.0

Tout cela n’est que le début de l’histoire du changement d’ère, le passage vers une société du partage et de la liberté.

Alexis Kaufmann, Frédéric Couchet, Benjamin Bayart, Tristan Nitot  (source: wikipedia)

Alexis Kaufmann, Frédéric Couchet, Benjamin Bayart, Tristan Nitot (source: wikipedia)

 

flattr this!

conférence pour développeur web

Ok je rentre du Symfony Live, une des conférences majeures du monde PHP, mais je me rend compte que j’ai oublié de parler de Paris Web, la conférence incontournable de tous les acteurs du web.

Je n’ai pas pu y aller en 2009, mais heureusement j’ai eu le droit à une séance de rattrapage grâce au vidéo, alors je vous fait un petit aperçu rapide de ce que j’ai aimé ou non.

Déjà la conférence qui décris le mieux mon métier c’est celle qui parle de l’intégration : Intégrateurs, montez au front ! Stephane Deschamps insiste sur le fait que c’est un métier à part entière, qu’on le nome « intégrateur » ou « frontend developer ».

Une conférence très intéressante également au sujet de l’interaction entre graphiste et développeurs : Webdesigner, l’homme qui parlait à l’oreille des intégrateur. Si l’empathie est pour vous la reine des vertus, alors cette conférence est faite pour vous : la partie où Gilles Vauvarin énonce ce que le développeur déteste chez les graphiste et réciproquement est absolument géniale.

La conférence du Daniel Glazman nous parle des différents web et donc de comment obtenir un web unifié (Un seul Web). A mettre en parallèle avec l’incontournable table ronde sur le web mobile.

Parmis les conférences que j’ai également particulièrement apprécié, même si elle me concerne moins :

Toutes les conférences sont disponible en vidéo ici : http://www.dailymotion.com/playlist/x15sk9_parisweb_paris-web-2009

http://www.dailymotion.com/video/xbcfgw_int%C3%A9grateurs-montez-au-front-st%C3%A9pha_tech

flattr this!

morale et légale

Petite extrait de conversation entre Tristan Nitot et Maitre Eolas sur twitter à propos de la révélation de faille de sécurité. Noté bien que l’avocat montre ce qui est légale tandis que l’informaticien pousse à l’excellence informatique et à la collaboration.

« [Spyworld Actu] La révélation publique de failles de sécurité est un délit » ( http://bit.ly/5oijwz )

Eolas : …seulement si la faille est encore exploitable. C’est très important.

Nitot : mais très con aussi. Trop fréquemment, les éditeurs ne bouchent les failles que s’ils ont la pression.

Eolas : ça ne justifie pas qu’on les publie pour leur mettre la pression.

Nitot : je suis pour la reasonable disclosure: prevenir l’éditeur et lui donner un délai raisonnable pour corriger la faille.

Eolas : Si je vous dis que votre porte de derrière ferme mal, le fait que vous ne la répariez pas me permet-il de le signaler aux voleurs ?

Nitot : si ma serrure est pourrie, il faut le dire au constructeur pour qu’il m’en offre une gratuite pour que je soit en sécurité

Eolas : oui, on est d’accord. Pas publier comment les crocheter.

Nitot : pas publier, mais menacer de le faire au bout d’un moment. Sinon rien ne bouge. Puis publier une fois les serrures changées

Eolas : Si je vous dis que votre porte de derrière ferme mal, le fait que vous ne la répariez pas me permet-il de le signaler aux voleurs ?

yannick1974 : C’est plutôt « toutes les portes de votre hôtel ne ferment pas, si vous ne réparez pas, je le dis à vos clients ».

Eolas : Non, c’est la PUBLICATION de l’info (=accessible à tous, voleurs compris) qui est sanctionnée ici.

Eolas : Menacer de le faire constitue le délit de chantage. Et le faire constitue le délit de révélation de faille.


flattr this!