Les Dangers d’Internet

Je vous relaie ici une conférence de Benjamin Bayart qui s’interroge sur les dangers d’Internet. La conférence date d’avril 2011, mais est toujours d’actualité.

Pour chacun de nous, trois dangers sont énoncés, qui peuvent se résumer en un seul : notre naïveté envers le phishing et autres arnaques. Ainsi, ce n’est pas Internet qui pose problème mais plutôt notre crédulité envers de parfaits inconnus au sein d’un monde globalisé.

En revanche, Internet bouscule quelques intérêts particuliers en rendant obsolète les intermédiaires : distributeurs, représentants…

Ainsi les vendeurs de musique perdent leur business de la même manière que les moines copistes ; les journalistes (ceux qui ne font que relayer de l’information) n’ont plus de valeur ajouter ; les députés et autres responsables politiques se retrouvent plus souvent contestés dans leur rôle.

Il n’est pas étonnant dès lors, que ces rares personnes qui se sentent mise en danger par Internet essayent de le discréditer voir d’en prendre le contrôle.

Il est également intéressant de constater que ce sont ceux qui ont le plus de pouvoir qui se sentent le plus menacer.

Ils peuvent alors réagir en adoptant des lois telle que le Locomotive Act. Cette loi britannique de 1865 est adoptée (sous la pression de fabricants de charrette) pour limiter l’adoption de l’automobile.

Vous pouvez télécharger cette conférence sur le site freetorrent : Les Dangers d’Internet, Benjamin Bayart.

quand Internet donne une leçon à la politique

Internet n’a absolument rien à voir avec le minitel comme nous le rappelle souvent Benjamin Bayart. En fait Internet fait passer les réseaux d’ordinateurs d’un modèle centralisé à un modèle a-centré : distribué.Maintenant, c’est au tour des institutions de faire ce changement.

Pour cela des solutions existe : «rotation des charges», «non subsidiarité», «tirage au sort»…

L’évolution dans un monde en réseau

Internet a changé nos vies… enfin pour certains, car nous n’avons pas tous la même utilisation du réseau. Benjamin Bayart tente de nous expliquer brillamment comment cela se produit et à quoi ça nous mène.

1. Acheteur ou Kikoulol, le passage au numérique

Dans cette première étape, l’internaute débutant va reproduire sur Internet ce qu’il fait dans la vraie vie : achat ou commérage sont des activités rendues plus faciles avec le réseau.

2. Lecteur, la source d’information

Dans la suite logique du passage au numérique, l’activité de lecture de l’actualité se fait en ligne également.

Très vite la capacité critique se met en place, et les sources d’informations se multiplient.

3. Râleur

Cette évolution conduit naturellement à l’expression de son mécontentement, de façon brutale et non constructive : « Vous dites n’importe quoi ! », « c’est faux. »…

Notre Internaute fait là un pas énorme : il s’exprime en public !

En revanche, le côté non productif – voir violent – provoque un retour de bâton : « Apprends à t’exprimer ! »

4. Commentateur, l’apprentissage de l’expression en public

À force de s’entendre dire de se taire, l’internaute va étayer ses arguments et commencer à engager une réelle discussion publique, courtoise et construite.

« Indignez-vous ! »

5. Auteur

Le processus va s’amplifier jusqu’à ce, qu’éventuellement, l’Internaute se trouve à l’étroit dans les lignes des autres et choisisse de construire et de publier ses propres articles.

Curieusement, cette étape parait insurmontable à certains !

« Engagez-vous ! »

6. Animateur

Cette dernière étape connue, est celle où l’on va inviter d’autres personnes à s’exprimer dans ses pages et où l’on relaye ainsi les informations des autres.

C’est ainsi, selon sa formule :

« L’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d’écrire » Benjamin Bayart

C’est l’apprentissage de la citoyenneté !

Et vous, où en êtes-vous dans ce cycle ?

Voici l’extrait de la conférence en vidéo, la conférence intégrale est disponible ici : Neutralité du Net (torrent).