simplement Nat

N'être pas écouté, ce n'est pas une raison pour se taire. Victor Hugo

Un problème central

J’ai rencontré des écologistes, ils m’ont dit que l’énergie était produite dans de grandes centrales dangereuses et que la distribution d’énergie était couteuse.

J’ai rencontré des alter-mondialistes, ils m’ont dit que les objets que nous utilisons étaient produits dans de grands centres industriels à l’autre bout du monde.

J’ai rencontré d’autres écologistes, ils m’ont dit que les fruits et légumes étaient produits dans de grands centres loin de leur lieu de consommation.

J’ai rencontré des démocrates, ils m’ont dit que leur démocratie leur avait été confisquée par quelques individus fortunés.

J’ai rencontré des économistes, ils m’ont dit que l’argent était créé par les banques au profit des plus riches.

J’ai rencontré des artistes, ils m’ont dit que leurs œuvres avaient été récupérées par quelques sociétés pour en faire commerce.

J’ai rencontré des syndicaliste, ils m’ont dit que leur travail  ne leur profitait pas, mais profitait uniquement à une minorité de patron.

J’ai rencontré des enseignant, ils m’ont dit que les programmes étaient décidés dans des ministères éloigné de toutes considérations des élèves.

Mais j’ai aussi rencontré des informaticiens, ils m’ont raconté le minitel et d’autres réseaux qui étaient centrés, sous le contrôle et au profit de quelques uns. Ils m’ont dit qu’ils avaient changé le monde en construisant un réseau dépourvu de centre, un réseau dans lequel tous les nœuds ont les mêmes droits.

A l’image de l’Internet, les solutions a-centrées existent :

Avec les licences libres, les artistes peuvent conserver leur œuvres.

Avec une monnaie libre, l’économie ne favoriserait pas que les plus riches.

Avec le tirage au sort, la démocratie reviendrait dans les mains du peuple.

Avec des relations de travail saines (voir un Revenu de Base), le travail prend toute sa valeur et rapporte à ceux qui le font.

Avec la méthode Montessori, les enfants apprennent en développant leur curiosité.

Et il est possible de produire localement, pour sa propre consommation et de vendre ses excès à ses proches voisins que ce soit de l’énergie, des objets ou des fruits et légumes.

La force d’un réseau comme Internet, c’est que tous les nœuds sont des frères. Cette fraternité est nécessaire à l’égalité et à la liberté !

Liberté Égalité Fraternité

En vrac 2011-09-25

Un impôt juste…

Les finances des états sont essentiellement assurées par la levée des impôts, et le problème de la justesse de ceux-ci semble presque insoluble car dans la réalité nous sommes tous différents : riches ou moins riches… et même carrément pauvres.

La première proposition est de mesurer la richesse en fonction du revenu et d’en prélever une partie. C’est l’impôt sur le revenu. Vous gagnez beaucoup d’argent, vous payer beaucoup.

Le problème, c’est que la richesse n’a pas grand chose à voir avec les revenus, par exemple ceux qui brassent beaucoup d’argent payent beaucoup d’impôts, sans pour autant être riches. Typiquement, un couple dont les deux membres travaillent va devoir reverser une grosse somme à une nourrice ou à une crèche. Inversement, celui qui n’a  pas d’activité rémunératrice, ne paie pas d’impôt, alors qu’il n’est pas nécessairement pauvre. Il peut en effet être propriétaire d’un terrain qu’il cultive pour se nourrir et échanger le reste de sa production pour ses autres besoins.

Noter que pour remédier à ces problèmes, des exceptions ont été ajoutées au calcul de l’impôt sur le revenu, le transformant en un procédé complexe. Reste que globalement, cet impôt est assez injuste, et le fait qu’il soit incompréhensible n’aide en rien à le rendre plus juste. Ajouter à cela qu’il est très difficile et couteux à prélever, sans même parler des multiples manières de le contourner.

Un autre impôt a été ajouté par la suite, qui s’avère beaucoup plus juste pour détecter les richesses des gens : l’impôt sur la consommation, plus communément appelé TVA. Il s’agit d’une taxe que vous payez sur tout ce que vous achetez sous forme d’un pourcentage du prix que le commerçant reverse ensuite à l’état. Il est beaucoup plus juste, car les riches consomment plus et consomment des produits plus chers, ils paient donc beaucoup plus. C’est également un impôt beaucoup plus facile à prélever.

Le défaut de cet impôt et d’être basé sur la monnaie. Typiquement, un groupe de personnes faisant du troc (échange de services…), où utilisant un autre système monétaire, se retrouve alors hors de l’impôt. Cela pause un problème uniquement si ce groupe utilise les infrastructures de l’état, ce qui est toujours le cas, pensez à l’école par exemple.

Ceci dit, l’impôt sert aux finances de l’état, et l’état devrait mettre à disposition la monnaie pour qu’elle facilite les échanges, de la même façon qu’une route facilite les déplacements. (notez : on dit toujours d’un état qu’il frappe la monnaie, seulement, depuis les accords de Maastricht, ce n’est plus le cas en France ce qui n’empêche pas d’envisager une souveraineté européenne en la matière.).

Ainsi l’état frappe la monnaie pour la récolter ensuite. Pourquoi ne pourrait-il pas en fabriquer un peu plus pour ses besoins propres ? Le problème, est que cela fausse les échanges internationaux et le stockage de valeurs : la monnaie perd de sa valeur. Cela gène les riches. Mais rappelons-nous que la monnaie est  un d’outil d’échange et non un outil de stockage de valeurs. Peu importe, “c’est notre monnaie et c’est votre problème“. Le soucis de l’état devrait être ici celui des citoyens avant celui des multinationales et du commerce extérieur. De cette manière, les crises de dettes souveraines en Europe pourraient être résolues d’un claquement de doigt : une décision politique dans l’intérêt du peuple.

Ainsi les finances de l’état peuvent être assurées par création monétaire, or les états de la zone euro n’ont pas cette capacité : la création monétaire est un monopole réservé aux banques.

En conclusion, l’impôt sur le revenu doit disparaitre. La TVA est relativement juste et pratique dans le système monétaire actuelle. Si nous devons changer le système monétaire, il faudra le ré-évaluer.

Dans un monde à créer, un monde plus libre, où nous mettrions en place un Revenu de Base, celui-ci pourrait être financé en partie sur la TVA et en partie avec de la création monétaire sous forme de dividendes universels. Cela irait de paire avec la suppression du monopôle des banques à créer de la monnaie, voir l’interdiction pure et simple. Notez, que si les banques ne pouvaient plus prêter d’argent, des systèmes de microcrédit comme kiva ou elveos le pourront toujours.

En vrac 2011-09-18

La motivation au travail

Quand on expose le principe du revenu de base, une des questions qui revient souvent est le problème de la motivation au travail.

Cette question ne devrait pourtant pas se poser, car elle est indécente sur le point historique et sur la réalité du monde qui nous entoure. En fait, c’est plus le problème de la valeur du travail qu’il faut se poser.

“Ils ne voudrons plus travailler !” C’est l’argument des états du sud des États Unis en 1860 alors qu’Abraham Lincoln voulait abolir l’esclavage. Vous l’aurez compris, si la motivation au travail est un problème pour vous à la fin de la lecture de cet article, alors vous pouvez vous considérer comme un esclavagiste. Le fait d’obliger les gens à travailler pour pouvoir vivre (se nourrir, se loger…) est déjà une forme d’esclavage.

D’ailleurs comment pouvons nous faire valoir cet argument alors que de nombreux travaux non salarié sont réalisés : parents au foyer, bénévoles dans des associations, contributeurs de logicielle libre… Même la motivation des personnes en profession libérale, des chefs d’entreprise et de leurs associés, est très différente de celle des employés salariés.

Et qu’en est-il de l’activité des retraités et autres rentiers, ne fournit-elle pas un travail util à la société ?

C’est un problème de valeur : la valeur du travail

Prenez une tâche :  vous prétendez qu’elle doit être réalisée. La première question à se poser est : “en vaut-elle vraiment la peine ?“. En effet peut-être n’est-il pas moral de vendre cette arme ; peut-être n’est ce pas prudent de concevoir cette centrale si puissante et si dangereuse ?

A partir du moment où une tâche en vaut la peine, plusieurs possibilité s’offrent à vous : “Puis-je le faire moi même ?“. En effet, pourquoi employer des gens à ramasser les ordures sur les trottoirs si je peux moi-même ramasser ce mouchoir que j’ai fait tomber ou ce mégot qu’un passant à malencontreusement laissé par terre ? Bon nombre de micro-tâche de ce genre peuvent être réalisées par nous-mêmes parce que nous pouvons le faire et parce que nous avons réalisé que c’était important.

Ensuite, pouvons nous “rationaliser” cette tâche ? C’est- à-dire trouver une solution pour qu’elle ne demande que peu d’effort, qu’elle ne soit pas pénible… à la limite qu’elle soit automatisée pour être réalisable par un robot. Cela nous permet de alléger d’un maximum de travail.

Reste le cas où nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes et où nous ne pouvons pas l’automatiser. Il faut pourtant le faire puisque nous avons dis que ça en valait la peine, que c’était important. Il ne reste alors pas d’autre possibilité que de confier le travail à quelqu’un d’autre, en sachant que si c’est important pour vous, ce ne l’est pas nécessaire pour lui et qu’il va donc falloir le dédommager à sa juste valeur, valeur définie pas l’importance que vous donnez à la tâche que vous ne pouvez pas faire vous-même, ni automatiquement. Bref, soit vous acceptez son prix, soit vous renoncez à dire que la tâche est importante ou vous la faites vous-même.

On peut remarquer que cette démarche s’applique déjà, ce que le revenu de base apporte, c’est l’équilibrage de la négociation : un fabriquant d’arme pourra très bien dire “non, je trouve ce travail immoral”  or qu’aujourd’hui il dirait plutôt “de toute façon j’ai besoin d’un salaire pour vivre”. La négociation se fait donc à égalité.

En vrac 2011-09-11

Internet est-il révolutionaire ?

L’histoire nous montre que certaines évolutions techniques ont radicalement changé les habitudes. Petit rappel :

Des Révolutions et des Techniques

l’alphabet et les scribes égyptiens

L’écriture n’est alors pas récente, mais elle est réservée, de part sa complexité, à une élite : les scribes. La société entière est dépendante de ceux-ci (comptabilité, histoire, science, propriété… ) et ils ont alors un pouvoir prédominant.

On est dans un système de communication où seul quelques uns peuvent communiquer.

Et puis un jour, les grecs ont créé un alpha-b simple, pouvant être appris par tous, permettant à tous de lire et d’écrire. Les grecs, forts de leur nouvel outils ont envahi une bonne partie du monde connu et ont écrasé les égyptiens. On retiendra surtout des progrès incontestables en matière de démocratie.

Cet outil (l’écriture) a des limites de diffusion : peu de gens étaient en fait informés et donc n’avaient de raison de s’exprimer. Expressions qui n’aurait d’ailleurs pas atteint  grand monde.

On est dans un système de communication, où tout le monde peut communiquer avec tout le monde mais avec une personne à la fois.

l’imprimerie de Gutenberg, la radio et la télévision

Et puis un jour, on améliore le système d’écriture – en mettant du plomb dans les imprimeries – permettant ainsi de multiplier des copies à l’infinie et donc de communiquer à plus de personnes d’un coup. La radio et la télévision ne sont que des déclinaisons de ce principe. Cela a généré la Réforme, la Révolution française, l’indépendance des États Unis… et probablement d’autres conflits, mais retenons surtout les progrès incontestables en matière de démocratie.

On est alors dans un système de communication où quelques personnes peuvent communiquer à sens unique vers beaucoup de personnes : de la diffusion de masse.

Aujourd’hui l’outil est très bien compris des hommes au pouvoir, car il permet d’atteindre une grande partie de la population facilement et sans droit de réponse. Notez les déséquilibres :

  • quelques personnes peuvent diffuser un message à tous
  • la diffusion est à sens unique

En fait nous avons l’outil idéal de propagande.

L’informatique est arrivée par là, et nous avons voulu reproduire les mêmes choses, ce qui a donné le minitel. C’était sans compter sur quelques informaticiens qui créèrent Internet.

Communication à double sens

Internet est un système de communication qui permet à tous de communiquer à double sens avec tout le monde. Là où l’imprimerie, la radio et la télévision étaient des média de diffusion de masse, Internet est un média de communication de masse. Sa caractéristique a centrée, permet à tout le monde de s’exprimer.

Qu’est-ce que ça change ?

Ça change que nous avons plus de sources d’information, et que nous ne subissons pas une propagande (encore faut-il vouloir éteindre sa télévision). Souvenez-vous du referendum sur la constitution Européenne : Internet a permis une réflexion plus profonde que ce que les médias nous vendaient.

Ça change que vous avez la possibilité de dire ce qui est faux dans ce que l’on vous dit et par ailleurs : vous avez un droit de réponse.

Ça change  que les dirigeants ne peuvent plus se contenter de favoriser les 1% de personnes centrales (banquiers, média, pouvoir, grand patron), ils doivent s’occuper de tous car nous pouvons à tout moment nous organiser pour faire entendre notre voix. Regarder la Tunisie, l’Égypte, la Libye… et ce n’est probablement pas fini.

La démocratie va y gagner, je n’en doute pas. En revanche le sang va couler (il a déjà coulé dans le monde Arabe) car ceux qui ont le pouvoir ne veulent pas lâcher leurs avantages qu’ils placent avant l’intérêt général.

C’était le sujet d’une Publicité pour club Internet en 1998, la version original sur le site de l’INA, et ensuite une version spéciale après le vote de la loi HADOPI :


[FR] HADOPI : Big Brother is coming to get you ! par germainpinpin

Protégeons Internet.

En vrac 2011-09-04

L’homme le plus riche du cimetière

Vous êtes-vous posé la question de savoir qui est le gagnant d’une partie de Monopoly ? Outre le fait que la banque s’en tire toujours, la réponse qui me vient est : personne. En effet, quand un joueur n’a plus de finance, il a perdu. Quand il n’en reste plus qu’un à avoir de l’argent, il ne peut plus jouer, il est donc mort économiquement parlant.

En fait, ce jeu où tout le monde essaye de s’en tirer le moins mal possible, nous conduit uniquement à nous affronter et finalement à nous répartir un étalon d’échange qui conduit à notre perte? soit parce que nous n’en avons plus, soit parce que les autres n’en ont plus.

En vrac 2011-08-28

  • “Et pourtant, c’est ce mode de calcul qui permet de financer au mieux les réseaux” http://t.co/RwOtMUm #
  • Il n’est pas nécessaire de méditer au nom de qui que ce soit. Il suffit de méditer, tout simplement – Yehudi Menuhin http://t.co/0ShPXMN #
  • Retour d’un week end à Antraigues, plein de touristes, plein de moustachus… mais y a aussi plein d’autres villages à visiter en Ardèche… #
  • La neutralité du Net, expliquée simplement http://t.co/y6gx0Gw #
  • jolie petite histoire http://t.co/EICXimL #
  • j’ai déjà assisté au culte de rms, personnellement je trouve que c’est plus de l’auto dérision qu’autre chose http://t.co/yMwY9RF #
  • lutte contre le squat … et quid du relogement des personnes concernées ? http://t.co/nAljq0x #
  • d’ailleurs le PS n’a pas de solutions @ZZJam Le PS n’est pas la solution : le PS est le problème. in reply to ZZJam #
  • RT @stanjourdan exactement ! @sebmusset La contribution des super-riches à 1% : on leur laisse 1 et on prend 99, c’est ça hein ? oh wait…. #
  • bon et sinon, tout les candidats à la primaire PS vont se désister en faveur de #DSK ? #
  • encore que les touristes, tant qu’ils restent sur la plage ils ne dérangent pas trop :p http://t.co/C22dJW6 #
  • “nous ne voulons pas léguer à nos enfants les dettes de toutes sortes” http://t.co/ihj6SLv #
  • “Cette crise n’est pas boursière. Elle est celle d’un modèle de développement” http://t.co/ihj6SLv #
  • “les banquiers ne feront plus la loi” http://t.co/ihj6SLv #
  • “comme ligne de conduite l’intérêt général” http://t.co/ihj6SLv #
  • “Au « toujours plus » du PIB, nous devons opposer le « toujours mieux » des citoyens” http://t.co/ihj6SLv #
  • “une économie qui permette de travailler mieux, moins et tous” http://t.co/ihj6SLv #
  • “redistribution des pouvoirs” http://t.co/ihj6SLv #
  • “une parole de haine crée les conditions du crime de haine” http://t.co/ihj6SLv #
  • “Raffarin – La démocratie c’est fini ” http://t.co/qEUavz6 #
  • en résumé, ce n’est pas le peuple qui élit le président, mais les banquiers qui le choisissent ! http://t.co/qEUavz6 #
  • RT “Aujourd’hui, Kadhafi est parti sans dire au revoir… C’est pas TRIPOLI.” #
  • je me suis trompé de destination, à 40km près je me retrouvais dans le pays le plus connecté à Internet. http://t.co/eSoN2EO #
  • je viens de tuer la productivité d’un collègue en lui montrant twitter…. #
  • la chanson du jour… http://t.co/xCp2Sx8 #
  • @Lhynaa @AvecEvaJOLY il serait temps de ne pas mettre de condition aux revenus indispensables à la vie. #revenuDeBase http://t.co/TjUCCVL in reply to Lhynaa #
  • @Maitre_Eolas c’est normal, c’est fait en sorte que vous changiez. #obsolescenceProgramm