Le vrai coût du revenu de base

La question que tout à chacun se pose sur le revenu de base, lorsqu’il en  entend parler pour la première fois, c’est : comment le financer ? Il y a deux solutions à ce problème qui n’existe pas car si la France est un pays riche, comment se fait-il qu’il y est des pauvres ? Comment se fait-il qu’elle ne puisse pas appliquer l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme ?

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme

La solution facile à mettre en place, pour le court terme.

Il s’agit ici de se dire que nous allons distribuer 900 euros à 65 000 000 d’habitants (et 400 euros aux mineurs). C’est un montant qui permet à peu près d’assurer les besoins de substance, faites le calcul sur votre foyer pour vous en convaincre. Ce montant se développe dans les revenus actuels : si votre travail vous rapporte 1500 euros, vous ne gagnerez plus que 600 euros et vous aurez à côté un revenu réellement garanti de 900 euros.

Notez tout d’abord que les besoins administratifs pour gérer cette distribution sont quasiment nuls. ça pourrait même être confié à des structures existantes : caisses de retraites (c’est déjà leur activité), sécurité sociale (ils connaissent tout le monde et ont l’habitude de faire des versements) ou trésor public (qui gère les finances publiques).

N’oubliez pas qu’il y a 7 millions de fonctionnaires, pour lesquels l’on paye déjà un revenu, outre le fait que je prévois d’en supprimer un certain nombre, leur revenu reste inchangé, de même que le coût pour l’état.

Un certain nombre de prestations sociales deviennent également caducs avec ce revenu de base : Allocations familiales, RSA, ARS, PAJE, allocations logement, allocations soutien familiale, allocation parent isolé, Allocation d’adoption, allocation de solidarité aux personnes âgées, Assurance vieillesse des parents au foyer, Allocation personnalisé d’autonomie, allocation spécifique de solidarité, allocation d’insertion, allocation équivalent retraite, assurance chômage (aide au retour à l’emploi), retraite, bourses d’études, congés maternités… en fait, à peu près tout, à part des aides bien spécifiques comme, par exemple, pour les handicapes lourds (qui serait tout de même abaissé du montant du revenu de base).

Ces prestations doivent être supprimées et les administrations qui se chargent de les verser avec.

Notez que les bâtiments libérés pourront servir à un autre usage ou être revendus.

Notez également que les fonctionnaires licenciés ne se retrouvent pas sans le sous puisqu’ils touchent leur revenu de base.

De plus, il y a des conséquences indirectes et non calculables au Revenu de Base :

En matière de santé, le fait d’être moins stressé par le travail, de disposer de plus de temps pour s’occuper de soi et de ses proches, à prendre le temps de consommer des produits de meilleure qualité (produits par des gens moins stressés par leur productivité)… tout cela conduirait à une meilleure santé globale et donc à moins de maladies. D’une manière générale, la plupart des maladies sont de résultat de la misère dans laquelle nous vivons.

En matière de sécurité, toute personne disposant d’un revenu garanti, donc d’un avenir garanti, serait peu tentée par la petite délinquance, et la petite criminalité : Jean Valjean n’aurait jamais été au bagne s’il avait eu un revenu de base, hors pour nourrir sa famille, il se résous à voler un morceau de pain.

Notez également que des industries fortement nuisibles pourraient disparaître en partie car plus personne ne voudra les faire fonctionner, comme par exemple l’armée, source de grosses économies et de paix durable.

Voilà pour les économies, pour les recettes :

Il faut bien voir qu’il n’y a aucun sens à prélever tous les ans un « impôt sur le revenu », d’un revenu mensuel qui est garanti. Donc supprimons cet impôt, et supprimons les administrations qui se chargent de prélever cet impôt.

La solution facile à mettre en place est de monter la TVA à 50% (contre 19.5% actuellement).

Notez que les entreprises n’y perdent pas en compétitivité car la charge salariale est déjà réduite par le revenu de base : le coût d’un produit n’est plus fortement composé de la charge humaine, mais de la TVA.

Et voila, globalement il n’y a qu’à supprimer beaucoup d’administrations et augmenter la TVA. Facile non ?

La solution juste pour le long terme.

La solution énoncée pose des problèmes sur le long terme. Par exemple, celui de la TVA, celui d’être lié à la monnaie utilisé, celui de la nécessité de déclarer les transactions. Ainsi, les échanges basés sur le troc ou sur des monnaies complémentaires non indexées à la monnaie officielle se retrouveraient exempte de TVA. Il faut donc trouver le moyen de se débarrasser de la TVA et conserver toutes les autres simplifications administratives.

Une solution consiste à payer ce revenu (au moins en partie) avec de l’argent frais, de la monnaie créée pour l’occasion. C’est plus compliqué à mettre en place, car dans la législation de la zone euro, c’est interdit. Cela peut tout de même être réalisé avec une monnaie complémentaire sur une échelle régionale ou nationale. Ceci dit, la masse monétaire grossirait trop vite, il faut donc interdire la création monétaire aux banques qui en ont aujourd’hui le monopole (elles créent de l’argent pour chaque prêt qu’elles accordent).

Notez que ça n’empêche pas l’industrie de se financer, il faut juste évoluer d’un financement type minitel (on demande à la banque) à un financement type Internet (on demande à plusieurs individus).

 

à lire dans la foulée : sauver la paix en Europe, 5 propositions pour un vrai changement,

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29 réponses à “Le vrai coût du revenu de base”

  1. Inso dit :

    « Ce montant se développe dans les revenus actuels : si votre travail vous rapporte 1500 euros, vous ne gagnerez plus que 600 euros et vous aurez à côté un revenu réellement garanti de 900 euros. »

    Si vous pouviez m’expliquer pourquoi on développe le Revenu de Base dans le salaire existant, et qu’on ne fait pas plutôt :
    Avant : 1500€
    Après : 1500+600 = 2100€

    Je vous en serais extrêmement reconnaissant.

    • Nathanaël Martel dit :

      @inso

      Avant : 1500 € de salaire
      Après : 900 € garantie + 600 € de salaire = 1500 €

      Notez au passage que la charge salariale de l’entreprise diminue fortement (900 € par salariés), les produits ou services vendu pourront l’être moins cher, mais taxer beaucoup plus fortement donc au même prix.

      La valeur ajouté du revenu de base, ce n’est pas de donner de l’argent comme l’on fait pour les aides sociale, c’est de dire que le revenu est garantie quoiqu’il arrive.

      Le film « Le revenu de Base, une impulsion culturel » l’explique beaucoup mieux que moi : http://le-revenu-de-base.blogspot.com/

      • Inso dit :

        J’en ai discuté avec un ami. Ceci permet surtout d’éviter l’inflation a priori.

        • Nabellaleen dit :

          Il y a plusieurs raisons pour expliquer/justifier ce « développement dans le salaire existant », qui cohabiteraient.

          Tout d’abord, comme l’a montré Nathanaël, pour financer pleinement ce revenu garantie à hauteur d’environ 900€, il serait nécessaire de procéder à certaines mesures, comme la taxation de la consommation via la TVA. Ceci pèserait sur les entreprises qui, si elles continuaient à verser le même salaire, ne rentreraient plus dans leurs frais.

          Ensuite, on peut penser que certains prix baisserons, car ils pourront être produit par une main d’oeuvre moins coûteuse. Où que certains prix stagneront mais avec une main d’oeuvre plus importante, signe de meilleure qualité de production.

          D’autre part, le « vrai » calcul, serait sans doute :
          Avant : 1500€ de salaire
          Après : parfois 900€ de garantie + 700€ de salaire = 1600€
          parfois 900€ de garantie + 500€ de salaire = 1400€
          Car si la « peur du chômage » disparaît, les gens pourront de nouveau :
          – s’orienter vers un métier qui leur convient mieux
          – négocier leur salaire en fonction de leurs compétences réelles

          Car depuis 20 ans, les salaires ont particulièrement stagné à cause d’un effet d’aubaine des employeurs qui, chômage aidant, se sont vu récupérer l’entier pouvoir de négociation, qui était auparavant dans la main des salariés.

  2. [...] Le vrai coût du revenu de base : simplement Nat [...]

  3. toto dit :

    pi on peut aussi supprimer les aides aux entreprises, que y’a plus besoin de les naider pour lutter contre les chomeurs

  4. toto dit :

    par contre ca :
    « Il faut bien voir qu’il n’y a aucun sens à prélever tous les ans un « impôt sur le revenu », d’un revenu mensuel qui est garanti. »
    nan c’est ta phrase qu’a aucun sens.

    • Nathanaël Martel dit :

      Si je fait le calcul de l’impôt sur le revenu pour un foyer de deux adultes et deux enfant, soit (2×900 + 2×450)x12 = 32 000 euros de revenu annuel garantie, ça va donner dans les 1000 euros qu’on leur reprendrais de l’argent qu’on leur à donner et cela sans compter les revenus du travail.

      Une alternative serait de modifier le calcul de l’impôt pour que seul les revenus du travail soit imposable, mais là on se retrouve avec une administration très lourde pour imposer très peu de personne.

      Dans tous les cas, les personnes les plus riches vont dépenser plus, donc vont verser plus d’argent en TVA.

      • Marcus dit :

        Il faut être plus créatif sur la question du financement. Pourquoi l’idée d’une taxe sur les transactions financières n’apparaît que très peu ?

        toto a raison, on ne comprend pas bien l’utilité de supprimer l’impôt sur le revenu (hors revenu de base). Surtout si l’objectif est de financer le revenu de base en s’appuyant sur des principes redistributif.

        • toto dit :

          vi c’est vrai, on peut utiliser une taxe sur les transactions financières aussi.
          (et sinon l’idée d’euthanasier les riches c’est trop créatif, j’suppose? (pas taper c’est pour de rire ;) )

      • toto dit :

        sur ton point, en fait le RG c’est pas pour enrichir les classes moyennes, et encore moins les riches.
        L’idée c’est de donner de l’air tout ca.
        Donc, qu’on reprenne par l’impot sur le revenu, moi ca me pose aucun souci.
        Mieux encore, question (parce que je sens bien que l’euthanasie vous allez pas être pour (ah ben dis donc)) très riches par contre on peut vraiment mettre genre le taux confiscatoire pour les hauts revenus (j’fais des concessions et tout, j’suis nice)

        Et enfin, imposer que les revenus du travail, c’est un peu ballot, puisque en fait, la tune se fait beaucoup sur les revenus hors travail (dans les hautes sphères)

        Moi, je persiste, la TVA augmentée, why not, (mais y’aura des fraudes aussi encore), et surtout, en fait si on arrive a mettre en place un RG qui s’finance en rétablissant un peu plus d’égalité entre tous, c’est un peu coup double, et ce serait plutot pas mal.

        (et coucou marcus) (coucou nath aussi)

  5. toto dit :

    toujours pareil, jvois pas franchement l’interet profond de supprimer l’impot sur le revenu, si on l’augmente au contraire, ca peut financer en grande partie le revenu garanti.

    • Nabellaleen dit :

      En fait, il y a une volonté d’encourager les gens à travailler qui pousse à supprimer l’impôt sur le revenu.

      Avoir un revenu de base permet de se consacrer à l’activité de son choix.

      En partant du principe que taxer seulement le revenu de base est « débile » car ça reviendrait au même que verser moins & en estimant qu’un impôt sur le revenu est donc essentiellement prélevé sur les gains d’une activité salariale, un tel impôt risque d’encourager les gens à préférer une activité qui va leur apporter un gain « en nature » (en biens et/ou en confort/bonheur).

      Or on peut difficilement nier l’utilité de l’activité salariale, voir même son côté « nécessaire ». Partant de là, il est préférable de trouver d’autres financements, plus « répartis » et « justes » qu’un impôt sur le revenus.

      Taxer la consommation est alors le moyen le plus simple.

      Et, l’autre avantage à supprimer cet impôt, c’est que sa gestion est coûteuse. Les vérifications du revenus des gens est une tâche chronophage et, comme chacun le sait : le temps c’est de l’argent ! Supprimer l’IR c’est donc aussi mettre + de sous de côtés ;)

      Les taxes sur les transactions financières, c’est un sujet un peu particulier. En effet, il y a de grosses remises en question à faire dans le système financier, et donc chercher à taxer quelque chose qu’on doit faire disparaître, c’est pas forcément facile à planifier :D
      En particulier, une fois la création de monnaie enlevée aux banques, le marché des dettes, qui est la bulle spéculative la plus grosse et active, disparaît quasiment et on revient à des salles de marchés faites pour échanger des biens/services et pour trouver des investisseurs un peu + pérennes qu’aujourd’hui.
      Dans ce contexte, il faudrait alors se demander s’il est utile/pertinent de taxer ces transactions, ce qui risquerait de pénaliser les entreprises (ce qui n’est pas souhaitable avec un revenu de base, cf mes explications + haut.)
      Par contre, certaines idées peuvent être intéressantes pour encourager les bénéficiaires du revenu à consommer « local » (pour qu’ils payent la TVA !), comme la taxation de transactions lorsqu’elles favorisent des entreprises/productions étrangères vs la non taxation quand c’est franco-français.
      C’est très protectionniste, mais ça n’est pas un mal, car tant que le monde entier n’aura pas adopté des systèmes compatibles, il faudra ce protectionnisme.

      • al.jes dit :

        Dans le même genre « protectionniste », on peut taxer les transaction financières à la source. Ainsi, ce qui rentre dans le pays n’est pas taxé et se qui en sort l’est.
        De toute façon, si on taxe la destination, le montant à payer par la source de la transaction risque fortement d’augmenter, donc autant tout faire à la source.
        Petit bonus : c’est une forme de TVA, sauf que c’est pas limité à la consommation et que c’est simple pour tout le monde. Exemple : si ladite taxe est de n% de la transaction, il suffit de calculer le pourcentage et de l’ajouter à la somme pour savoir ce qui a été prélevé en tout ; pour n = 10, si je paye € 4,50 un thé (cher le thé, il a intérêt à être vachement bon !), je paye en fait € 4,50 + 10% = € 4,95 mais le salon de thé (de luxe apparemment) reçoit bien € 4,50.

        PS : si ça n’a pas l’air limpide, tenez s’il-vous-plaît compte de l’heure à laquelle j’écris ces ligne.

        PPS : de toute façon, le seul impôt à 100% infraudable, c’est la dévaluation de la monnaie suite à un dividende universel.

        • Stan dit :

          « de toute façon, le seul impôt à 100% infraudable, c’est la dévaluation de la monnaie suite à un dividende universel. »

          oui, oui et oui. plus je réfléchis à la question du financement, plus je tombe inexorablement sur cette même conclusion…

  6. [...] Le vrai coût du revenu de base, par Nathanaël Martel [...]

  7. dit :

    Bonjour,
    Par rapport à ce revenu de base, que je trouve fort approprié surtout en ces temps de remise a plat de l’économie, vu qu’elle risque de ne pas faire de vieux os, il me vient deux question :
    D’abord, pour quelqu’un qui gagne 900 euro par exemple, comme c’est mon cas à temps partiel (choisit), travailler ou ne pas travailler donnerais droit au même revenu. Plus généralement ceux qui travaillent seraient désavantagés s’il n’y a pas de vrais avantages pour les petits salaires juste au dessus du revenu de base, ce qui pourrait amener certains (nombreux?) à ne plus vouloir travailler.
    Ensuite le fait que tout soit taxé au niveau de la TVA pourquoi pas, mais cela pénaliserait, comme actuellement, ceux qui doivent mettre une grande part de leurs revenus dans leur moyens de subsistance (bouffe, logement, habit…) et arrangerait les plus riches, qui n’utiliserais qu’une petite part de leur revenus pour ça, et pourraient réinvestir le reste dans des entreprises ou autres investissements qui ne seraient plus taxés pour le coup (sauf au final encore par les consommateurs, la TVA étant l’impôt le plus injuste). Donc cela les rendrait encore plus riches.
    (par ailleurs deux petites fautes que j’ai vu au niveau de Jean Valjean : « hors pour nourrir sa famille, il se résous à voler » hors s’écrit or, et résout avec un t.)

    Merci d’apporter une lumière sur ces deux seuls questionnements que j’ai par rapport à cette voie vers une société plus paritaire qu’est le revenu de base.

    • Nathanaël Martel dit :

      Le Revenu de base est cumulable avec les revenus du travail. Il est garantie, qu’il y est où non des revenus du travail. Ton salaire serait réévaluer, vraisemblablement à quelques centaine d’euros, ce qui t’apporterais un peu plus. C’est donc avantageux de travailler contrairement à certaine sociale (assurance chômage, RSA…).

      Maintenant, est-ce intéressant de travailler pour 150 euros ? A mon avis, à ce salaire là, le travail va apporter autre chose, il va avoir plus de sens et va être plus utile.

      Pour ce qui est de la TVA, les pauvres en payent moins que les riches, car ils consomment moins et ils consomment des produits moins cher. En plus, l’argent de cette TVA est payé par le revenu de base, ce qui rend cette impôt progressif.

      • dit :

        Vous dites « Ce montant se développe dans les revenus actuels : si votre travail vous rapporte 1500 euros, vous ne gagnerez plus que 600 euros et vous aurez à côté un revenu réellement garanti de 900 euros ». Donc pour un salaire de 1000 € on toucherais 100€ de plus que le revenu de base. Comment est-ce cumulatif, à part bien sûr les bienfaits qui seront apportés sur le moyen terme ?
        Quand à la TVA, je voulais dire que « en proportion », les pauvres payent énormément plus de TVA que les riches. Un pauvre dépensera 40 ou 50 % de son salaire pour se nourrir, se loger et se vêtir, là ou un riche n’en dépensera que 5 ou 10% et pourra épargner le reste.

        • Nathanaël Martel dit :

          C’est cumulatif, dans le sens ou ce revenu n’est pas conditionné à un travail ou non. Tout le monde gagne 900 euros quoi qu’il arrive.

          Pour la TVA, les revenus d’un pauvre sont composés en grande partie du revenu de base contrairement au riche.

          Pour ces deux question, le film http://le-revenu-de-base.blogspot.com/ apporte des explications avec des graphique bien plus claire que mes écris.

          • dit :

            Ah oui effectivement pour la TVA, c’est ce que j’avais en tête mais que je n’arrivais pas à synthétiser.
            J’ai bien vu le film, mais il me semblais justement qu’ils parlaient d’un revenu se rajoutant au revenu de base (genre pour un salaire de 1500€ on rajoute 900 € de base = 2400 €, quelque chose comme ça)
            Je vais le revoir, une deuxième lecture ne fait jamais de mal.
            Merci pour vos explications.

  8. [...] aussi comme cela que l’on peut envisager le Revenu de Base [...]

  9. [...] La question du coût [...]

  10. [...] ailleurs, j’ai déjà exprimé l’idée de supprimer l’impôt sur le revenu (et ici aussi), car si c’est complexe : c’est cher à calculer et c’est facile à contourner, [...]

  11. Aleph dit :

    Je suis d’accord pour l’idée générale, mais deux points me chiffonnent :
    – la suppression de l’impôt sur le revenu
    – l’augmentation de la TVA à 50%

    Pour l’impôt, il ne faut pas oublier que le revenu n’est constitué uniquement du revenu de base : on peut posséder des emplois plus ou moins bien payés à côté, comme aujourd’hui. De plus, le revenu peut provenir d’un patrimoine ou d’un capital, notamment chez les riches qui font « travailler leur argent ». L’impôt sur le revenu associé au revenu de base permettrait une redistribution relative des richesses dans la population : globalement les riches payent plus de RB pour les pauvres.

    D’autre part, pour la TVA, il est mentionné qu’on n’augmente pas de le revenu général de la population, mais qu’on en garantit simplement une partie : les entreprises diminuent leurs salaires en conséquence, remboursées par cette hausse de TVA. Or en parallèle le coût des produits augmente énormément pour les citoyens, dont le pouvoir d’achat ne suit pas, car resté identique.

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