Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.
L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait
quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et que le puits devant
disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits.
Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.
Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits
et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de
stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se
secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mette à trotter !
MORALE
La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures. Le truc pour se sortir du
trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir
des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais. Il ne faut jamais abandonner !
Secoue-toi et fonce !
Rappelle-toi, les cinq règles simples ! À ne jamais oublier, surtout dans les
moments les plus sombres. Pour être heureux / heureuse :
La lecture à ne pas manquer si vous voulez cerner un peu mieux le droit d’auteur et les problème qui se posent avec Internet. C’est une bande dessinée, y en a pour une heure ou deux avec à la clé plein de concept et de clé pour comprendre le sujet.
On retrouvera les idée de Lawrence Lessig et de Richard Stallmant énoncés par eux même dans un style très simpliste. Un parallèle humoristique est également fait avec les termes de pirateries.
En écoutant une conférence de Benjamin Bayart, je réfléchis aux phases d’apprentissage qu’il faut pour apprendre à utiliser Internet.
Phase 1 : Consommateur
Internet venant après la télévision, il souvent considéré à tord comme une “télé interactive”. Le premier usage sera purement consommateur : vous cherchez du contenu, celui que vous voulez quand vous voulez. Que vous surfiez en mode aléatoire ou que vous recherchiez une information particulière l’information ne circule que de Internet vers vous, à sens unique.
Phase 2 : Communiquant
Vous avez découvert quelques outils pratique pour communiquer avec les personnes que vous connaissez déjà et uniquement avec elle. Vous envoyer des mails avec des photos de familles, vous utilisez la messagerie instantanée pour remplacer le téléphone…
Phase 3 : Échangeur
Vous avez fait le pas de vous adresser à des inconnus. Vous commenter des articles en lignes, les relayer à d’autres personnes que ça pourrait intéresser. Vous intervenez dans des conversations publique.
Phase 4 : Créateur
Ni les forum, ni les blog des autres ne vous suffise à exprimer vos idées. Vous vous lancer donc à les exprimer directement sur votre site. Vous compléter des articles de wikipedia ou publiez vos photos sur wikimedia. Vous avez compris ce qu’est Internet et qu’elle est sa force. Vous construisez la société.
Qu’est ce que tout cela permet ? en matière de diffusion, de communication de résilience numérique, mais beaucoup plus loin il s’intéresse aussi à ce que cela change pour nous tous les jours.
Benjamin Bayart est également connu pour sa conférence “Minitel 2.0” qui explique la différence fondamentale entre le minitel et Internet tout en dénonçant certaine pratique visant à mettre un peu plus de minitel dans Internet pour ses avantages économiques.
Le débat de l’assemblé National à quoi doit ressembler une loi 2.0 me donne l’impression que la notion d’Internet n’est pas très claire et notamment qu’il y a une très grosse confusion entre le réseau et ces applications.
Le réseau de transport d’Internet c’est comme le réseau de transport ferroviaire à deux différences près :
Chacun est libre de s’y connecter, de l’étendre et de l’utiliser. Ainsi tout le monde peut construire une gare où il le souhaite, ajouter des aiguillages et un morceau de réseau. Tout le monde peut également faire circuler ses trains sans autorisation préalable ni même déclarer leur utilité.
Le réseau ferroviaire n’aura jamais d’autre application, il n’y circulera jamais que des trains de marchandises ou de voyageurs. Sur Internet en revanche, on ne connait pas l’utilité du train : tout circule même si on ne sait pas ce que c’est.
Le réseau Internet a été conçu pour être décentralisé afin de permettre ces possibilités et c’est toutes sa force : personne n’a de monopole dessus. Il n’a donc pas besoin d’être régulé puisqu’il est par nature équitable. Pour qu’il demeure équitable, il faut s’assurer de sa neutralité, c’est à dire veiller à ce que personne ne se permette d’intervenir en coupant des voix, ralentissant des trains où en les envoyant dans la mauvaise direction.
Jusque là c’est simple.
Pour les applications permises par Internet, c’est beaucoup plus compliqués, entre autre car nous n’avons pas connaissance de celles qui arriverons demain puisque chacun est libre de les inventer. Faut-il réguler où non ? C’est une question très intéressante et qui mérite débat, mais cela n’a rien à voir avec la neutralité du net qui elle ne doit pas attendre pour qu’on la défende.
Défendre la neutralité du net, pourrait se faire en définissant ce qu’est Internet, pour que l’on ne vois plus des offres “Internet Mobile” qui n’ont d’Internet que le nom, car on n’y a pas les libertés expliqué plus haut.
Pour conclure, je voulais simplement donner le lien vers les conférences de Benjamin Bayart expliquant les enjeux politique d’Internet en expliquant clairement son fonctionnement aux élèves de Science Po : Cycle de conférences a Sciences Po. Sinon le débat à l’assemblé national.